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YD1_8524 - Version 2Jean-Pierre Marcellesi investit une grande salle parisienne, La Mutualité accueille le 19 mars son nouveau concert où il revisite ses chansons à l’aune des plus récentes. Fort des parfums qui l’inspirent au fil de son histoire, sa voix porte les effluves de vents d’ailleurs, comme les musiciens qui l’entourent dans cette nouvelle aventure : Influences algériennes, kanaks ou cubaines, l’équipe a la Corse en commun et le plaisir pour règle d’or : « Une chanson, même triste, doit nous rendre heureux. Se sentir bien sur scène est un élément déterminant pour que le public embarque avec nous… ». D’où les arrangements réalisés en commun, et le quatuor à cordes, pour respirer l’émotion… Avec l’amour de l’art, la maturité s’est posée sur sa guitare. Spécialiste passionné des soirées privées, il sort du cadre pour installer sur scène le grand voyage de sa vie. Sur sa palette sonore, chaque couleur est un pays, chaque accord une fête : « Etre soi, c’est plus difficile que d’être la somme de ses influences ». Pari réussi : ça pulse, ça groove. En prélude à la sortie d’un album très « Marcellesi », on brûle de s’enflammer…

Jean Pierre Marcellesi, en concert unique à la Mutualité le 19 mars prochain, bientôt en tournée dans toute la France, et au-delà…

Et sur France 3 en mars, « Du côté de chez Dave ».

Armés d’amour…

IMG_8480Chers amis,

Je n’ai pas donné de nouvelles sur le Blog depuis juin, vie de famille, écriture… nous avons tant de choses à nous raconter. Vos messages ont comblé cet espace de silence, je les ai reçus comme des signes d’amitié, comme une patience fébrile. J’en suis très touché, heureux.

Je suis sur les routes au Québec, où s’achève une nouvelle tournée qui m’aura conduit de Lévis à L’Assomption et de Montlaurier à Drummondville en passant par Québec (au Théâtre du Petit Champlain), et qui s’achève à Montréal par trois concerts exceptionnels d’un Noël étoilé dans le cadre majestueux de l’Oratoire Saint Joseph du Mont Royal, lieu sacré de haute spiritualité qui domine toute la ville, en compagnie de Daniel Lavoie et de nombreux artistes québécois.

En répétition à l'Oratoire St Joseph (Montréal)

J’ai quitté Paris dans ce curieux mélange d’angoisse et d’hommages, de petites bougies d’espoir en bouquets de chagrin dans les rues en grand deuil…  Un éloignement difficile dans ce contexte… On a beau dire “même pas peur…“, on se resserre en famille, nul d’entre nous n’a été épargné dans son univers proche par ces évènements tragiques, reflet d’une dérive des repères essentiels. Les artistes, dans ce moment clé de notre Histoire, ont certainement un rôle à assumer. Ils incarnent l’espérance du monde, et si chacun cherche à prendre sa part sur ce chemin vers une paix retrouvée, je me sens résistant, “armé d’amour jusqu’aux dents” pour chanter la douceur et la bienveillance en militant de la fragilité assumée. Je chante les mains ouvertes, pour que la vie continue, en songeant à ceux qui l’ont perdue et à ceux qui n’ont que des larmes pour arrêter les balles.

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Chaque soir , le climat de violence qui règne sur le monde s’invite au concert, comme les dizaines de milliers de migrants fuyant la guerre et leur pays, et cet exode bouleversant et tragique qui se déroule sous nos yeux trouve un écho troublant dans les mots écrits en 1987 “Pour les enfants du monde entier”:

“Et des ghettos, des bidonvilles / Du coeur du siècle de l’exil / Des voix s’élèvent un peu partout / Qui font chanter les gens debout / Vous pouvez fermer vos frontières / Bloquer vos ports et vos rivières/ Mais les chansons voyagent à pied / En secret dans des coeurs fermés”…migrants-flowersElu à la SACEM…

En juin, j’ai fait mon entrée au sein du Conseil d’Administration de la SACEM (Société des Auteurs, Compositeurs et Editeurs de Musique), une institution  vénérable que j’accompagnais déjà activement et depuis longtemps en “électron libre”, mais qui m’a aspiré désormais dans l’ensemble de ses combats pour plus d’équité et vers un plus grand respect des créateurs. Les enjeux sont immenses, l’expansion du monde numérique exige un partage équitable des fruits de la création entre les différents acteurs qui interviennent dans la production, la diffusion, la distribution des oeuvres, jamais la musique n’a été aussi présente dans nos vies, et l’internet est une révolution comparable à l’invention de l’imprimerie : toutes les règles sont obsolètes et un monde nouveau s’organise. Pour y prendre notre rang, les auteurs doivent trouver leur juste place dans ce partage. La création artistique n’est pas seulement  un atout culturel majeur, comme le montre une récente étude ( “Premier panorama des Industries Culturelles”), elle est aussi un  facteur essentiel de croissance économique.

Rester créatif : un nouveau livre…

Dans le même temps, l’activité artistique n’a pas manqué : Bertrand Révillion (l’éditeur de “La petite musique du silence”, MédiaspaulDUTEI-petite), m’a demandé un nouveau livre et je suis au travail pour l’écrire. Il n’a pas encore de titre, mais le sujet est vaste, et très sensible.  Mystère… L’écriture est une alchimie qui concentre tout ce que nous avons de plus précieux, de plus fragile et solide à la fois, cette part insaisissable d’immatériel qui cumule nos héritages et traverse le temps à travers la mémoire de l’essentiel. Le livre  devrait paraître à l’automne 2016.

“Le chant des anonymes”

Un spectacle musical est en train de naître autour de la Bataille de Normandie. Le chant des anonymes devrait voir le jour sur scène en septembre 2016, en Normandie d’abord, puis à Paris, et partout en France si le succès est au rendez-vous. L’histoire se déroulera entre le Débarquement et la Libération et le spectacle répond au souhait de Sylvain Lebel : raconter les petites histoires dans la grande Histoire. Pour ma part, j’ai travaillé sur l’un des épisodes les plus méconnus de l’histoire de la guerre de 39-45 : “Les Rochambelles”. Composé de jeunes volontaires féminines infirmières et ambulancières, le “Groupe Rochambeau” (du nom du Comte Rochambeau qui s’était brillamment illustré lors de la Guerre d’indépendance des Etats Unis) a accompaalain-chamfortgné la 2ème Division Blindée du Général Leclerc sur tous les fronts, du Maroc au Débarquement , en passant par Berchtesgaden et la libération de Paris, les soldats de la Division les surnommèrent dès le premier jour ” nos Rocham-Belles “. La musique de cette chanson, dont j’ai écrit le texte, a été composée par Alain Chamfort, et d’autres grands noms ont prêté leurs plumes ou leurs notes à ce beau projet, entre autres Jean-Jacques Goldman, Maxime Le Forestier, Charles Aznavour… Jean-Pierre Marcellesi a lui aussi collaboré musicalement à cette oeuvre collective, dont le spectacle réalisé par Erick Benzi sera incarné par des chanteurs et chanteuses encore inconnus du public, dont Aude Henneville, qui avait hissé son talent jusqu’en finale dans “The Voice” en 2012.

L’ensemble du répertoire désormais sur le Blog…

Logo Chansons BlogFort de ce silence, le Blog lui non plus n’a pas chômé : Toutes les chansons originales et les albums originaux sont désormais disponibles en téléchargement sur la Boutique, et bientôt également, des “pépites”, des raretés dispersées aux quatre coins de l’horizon (c’est une image !) seront rassemblés dans une rubrique spéciale bientôt disponible aussi au téléchargement… Les Play-backs orchestre qui ne sont pas encore tous sur le Blog vont s’y trouver très bientôt aussi, le temps pour nous de finaliser la numérisation…

“Faeryland”, le film…

Faeryland - affichePour la première fois j’ai approché le monde du cinéma en incarnant à l’écran l’un des personnages du nouveau film de Magà Ettori, réalisateur de talent avec qui nous avions déjà collaboré pour la chanson “Maquisardes” , qui m’a proposé le rôle de William, le narrateur, dans son nouveau film,  « Faeryland », qui sortira sur les écrans en mai 2016. Ce long métrage prend la défense des animaux contre les maltraitances infligées par des humains, à travers une aventure qui met en scène des images spectaculaires et émouvantes de ce monde majestueux en proie à des souffrances indicibles. Trouver le ton juste, exprimer des émotions sincères et entrer dans la chair d’un personnage sous la direction d’un metteur en scène au mot « action », n’était pas vraiment ma spécialité. Conteur de l’histoire, tantôt homme et tantôt Dieu, j’ai fait mes premiers pas devant la caméra, une expérience que l’on n’oublie plus jamais… Les plus belles images ont exigé trois ans de préparation et un tournage sur les 5 continents, de l’Irlande à la Chine en passant par l’Allemagne, la Finlande, les Etats-Unis, l’Afrique, l’Amérique du sud, la France, la Hongrie, la Corse, l’océan Pacifique, la Méditerranée, la mer du nord. Ce film est surtout un plaidoyer du monde animal. Ne cherchez pas Faeryland sur une carte du monde. Vous ne trouverez ce pays nulle part… et pourtant vous y vivez peut-être à votre insu. Car le film de Magà Ettori tend à notre planète un miroir sans concession où fiction et réalité tendent au même but qui se nourrit de notre réalité la plus cruelle. L’histoire en quelques mots : en conflit permanent, les humains, les dieux et les animaux ont été chassés du Sidh, et vivent désormais sur Faeryland. Les hommes ont pris durablement le pouvoir et dominent les espèces. En quelques millénaires,  ils ont occupé l’espace, modifié les climats et saccagé la planète. Leurs expériences en manipulation génétique ont engendré un terrible virus qui pourrait faire disparaître toutes formes de vies sur Faeryland. Le dieu-druide Cathbad est le seul à pouvoir sauver la planète, mais pour y arriver il doit retrouver le Graal. Musicien et poète, William est la dernière personne à avoir eu le Graal entre les mains . Cette expérience d’acteur est une découverte qui s’inscrit dans la suite d’un engagement de longue date pour le respect du monde animal (Alliance anti-corrida, “Lorsque j’étais dauphin”…). Dans la bande originale du film, on retrouve “L’âme de fond” et “La chanson des Justes”. Le film devrait sortir en salles en mai 2016.

Bientôt une nouvelle rubrique “Evènements” sur le Blog

Nous avions déjà l’onglet “Concerts”, bientôt une nouvelle page sur le Blog (via Facebook) annoncera les autres évènements programmés, comme les salons du livre, les conférences, les opérations exceptionnelles… Ainsi des occasions passées comme  l’inauguration de la crèche “Les Fées” à Puteaux, l’opération “Plus de vie” avec Bernadette Chirac et Mireille Darc en faveur des anciens, le salon du livre d’Aumale, le stage de choeur “Val de Jazz” à la Charité sur Loire, la Virade de l’Espoir avec l’association “Vaincre la mucoviscidose” ou la rencontre musicale avec les étudiants à Brossard (Québec), ne pourront plus vous échapper à l’avenir… Compte tenu de l’absence d’annonces pour toutes émissions récentes, la liste des liens permettant de rattraper le retard  sera peut-être longue ! Je compte sur nos fidèles recherchistes fureteuses pour compléter le panoramique des interviews disséminées sur la toile, et qui sont un formidable trait d’union entre nous…  (comme très récemment cette belle émission, La vie secrète des chansons  avec André Manoukian, autour de “Prendre un enfant” sur France 3).

Un hommage à Sylvain Lelièvre…

Yves et Monique Lelièvre,l'épouse de SylvainJuste avant de quitter Montréal, j’ai fait une escale en studio, le temps d’enregistrer  sous la direction d’Alex McMAhon “Tôt ou tard”, de Sylvain Lelièvre, (1989) dans le cadre d’un album-hommage qui s’appellera sans doute  “Salut Sylvain ! Comment ça va vieux frère ?”.  Nous avions vécu avec lui autour de Félix Leclerc sur l’Île d’Orléans, trois jours extraordinaires de musique et d’amitié avec quelques un des représentants les plus emblématiques de la chanson du Québec, comme Claude Léveillée, Jean-Pierre Ferland, et Sylvain pour l’enregistrement en 1985 au “Petit Théâtre de l’Île” d’une émission spéciale de “Vagabondages” avec Roger Gicquel consacrée à Félix. “Tôt ou tard” était une illustration prophétique  des risques écologiques qui rassemblent aujourd’hui à Paris une nuée de Chefs d’Etat au chevet de la planète… Monique Lelièvre était présente et nous nous sommes souvenus de ce moment de grâce partagé ensemble auprès de Félix. Disparu prématurément, Sylvain a laissé au coeur de ceux qui l’ont connu le sillage d’un homme de bien, d’un grand talent et d’un fabuleux ami…

Pendant cette belle tournée, au hasard d’une rue, à Québec, une vitrine offrait aux passants un tableau noir avec une craie suspendue, et à côté du sigle de la paix en forme de Tour Eiffel qui a fait le tour du monde, un titre : “Vos mots pour Paris…”.

Touché.

Merci le Québec…

Joyeux Noël à tous et à bientôt…logo_pray_paris_225-1

Joyeux Noël et à bientôt !

 

Des rendez-vous…

Oui, nous avons des rendez-vous… Sur le sillage de Renaud, dont l’annonce d’un prochain album en cours d’écriture m’enchante (1), et de Michel Polnareff, avec un premier concert en prélude à une nouvelle flambée de chansons, on frémit à l’idée d’une émulation nouvelle, d’un élan de créativité en ébullition… Merci à ceux qui ont suscité ces deux retours espérés, Grand Corps Malade pour Renaud, et Fabien Lecoeuvre pour Polnareff, et sans doute bien d’autres qui ont fait la chaîne pour convaincre ces deux essentiels de revenir au métier à tisser les chansons…  Une belle fête de la musique ! Je prends moi aussi  ma place dans l’ombre de cette lumière, avec l’envie d’écrire à nouveau, album, livre, spectacle, de quoi m’occuper l’esprit, le piano et la guitare pour un moment au fil des routes et des émotions. Pour l’heure, nous avons rendez-vous aussi sur les ondes, avec Sylvain Augier sur Sud Radio pour “Qu’est-ce qui vous fait courir” (diffusion à définir),  et ce lundi 22 juin 2015 à 20h30 sur France 3 avec “La France en chansons” (Mireille Dumas), pour un tour d’horizon jalonné de musique, sans oublier “Là où je t’emmènerai “ sur TF1 dimanche 28 juin à 20h40. J’ai été surpris et heureux de l’intérêt suscité par la parution de “L’essentiel”, et des réactions positives tant parmi vous, amis du Blog, que parmi les médias, qui m’ont invité à présenter ce double album… La liste de ces chansons ne doit rien au hasard. Chacune d’elles porte une histoire, des images et des visages précis, gravés dans la mémoire précieuse des trésors personnels. Certaines n’avaient pas échappé à la vigilance du public, d’autres en revanche méritaient cette seconde chance… “L’enfant Poète” n’a rien perdu de son actualité au cœur débats sur l’éducation et l’enseignement.”Où vis-tu Pauline” Est une histoire vraie dont le prénom masque un visage encore présent à nos mémoires, mais sans nouvelles hélas de ce destin de fugitive innocente… Les chansons ne vivent que si un faisceau de lumière les éclaire, sur la scène ou dans une actualité qui les remet sur le devant dans la vitrine. Ainsi, au milieu des titres Connus et reconnus, se sont glissés quelques arrangements différents comme celui de “Virages” en version Bossa, “Dreyfus” revu façon guitare, ou “la tibétaine”, plus douce et sensible… Une opération spéciale se prépare aussi sur Melody (TV) à l’oocasion des trente ans de “La langue de chez nous”… J’ai un profond respect des dates anniversaires… :-)

Je vous embrasse, à vite !

(1) Pour mémoire, voici ci-dessous le texte que Renaud avait écrit en 1990, en préface du concert du Zénith où je chantais “Mistral Gagnant” (en présence de l’auteur !)…

YVES D. M’ENERVE !

 Yves D. m’énerve parce que quand je lis ses textes, j’entends une musique comme si ses mots étaient des notes, comme si ses phrases chantaient toutes seules. Avant, ça ne m’avait fait ça qu’avec Georges B., Charles T. ou quelques rares autres.

Yves D. m’énerve parce que quand ses chansons me choppent à l’aube* sur mon radio-réveil, j’en ai généralement jusqu’au soir à les chantonner même si je n’en connais pas les paroles. Vous me direz : ça peut faire aussi ça avec une chanson de licence Q. ou de début S. oui mais là on souffre… (surtout si on connais les paroles…)

Yves D. m’énerve parce que dans son dernier album énervant il écrit pour sa femme de bien jolis mots d’amour que j’aimerais dire à ma gonzesse, impose pour sa fille des chansons que j’aimerais chanter à ma môme, des chansons sur l’amitié qui plairaient à mes potes, des chansons un peu mélancoliques sur l’enfance qui rouvrent des blessures dans mon cœur d’adulte et qui me rappellent que « la mélancolie c’est le bonheur des tristes » dixit Desproges.

Yves D. m’énerve parce qu’avec son air de ne pas y toucher il chante l’Essentiel : l’Amour et la Liberté et l’amour de la liberté :

« Mais plus haut que les citadelles

   plus solides et plus résistants

   sont les murs qu’ont bâti la haine

   et la peur dans le cœur des gens… »

Yves D. n’eut jamais écrit que ces vers là qui sont du bois dont on fait les poètes, que je lui pardonnerai quand même de s’être fait décorer par 40 académiciens.

 Mais, Dieu me tripote, des comme ça, habillés de musiques jolies, Yves D. en a des milliers dans sa guitare et sous sa petite casquette.

Il va vous les offrir ce soir et je parie que vous serez énervés**vous aussi,

 

* Ben quoi ? huit heures du mat’ c’est l’aube non ?

**Enchanté !!! pas énervé ! Enchanté, voilà le mot que je cherchais depuis le début

 RENAUD

  • Si vous avez raté l’interview d’Yves “Qu’est-ce qui vous fait courir ?” sur SUD RADIO avec Sylvain Augier, voici le lien :    (merci Viviane… !)

   http://www.sudradio.fr/Sudradio/courir-sylvain-augier.xml

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