Douzième (et dernier) extrait de l’album “(fr)agiles”…
J’ai plongé dans ses “Manuscrits” (Ed. Textuel), parcouru la richesse et la générosité de son inspiration, le foisonnement d’idées… J’ai été habité par ses écrits, ses brouillons, ses ratures, les portraits tracés d’un trait, soulignés d’un mot, et j’ai voyagé sur ses traces comme auprès d’un frère de plume. Au delà de la beauté des images, les mots résonnent en profondeur de chant, épousent le jazz, le blues, le Brésil, l’Afrique…
“Toulouse”, quelle oeuvre magistrale. Difficile d’écrire après ça… Pour lui rendre hommage, j’ai refait dix fois ma chanson. Art Mengo est complice, encore, pour la musique…
“Étrange,
Cette impression d’avoir un ange,
Un frère de plume universel
Et de rechercher la même étincelle
De langue d’Oc en langue belle…
La note bleue, le mot juste, en accord parfait. “
(Paroles Yves Duteil, Musique Art Mengo/ Yves Duteil)
Pour écouter l’extrait, cliquez sur la flèche ci-dessous :





Bonjour,
un autre registre,hommage à un grand bonhomme…
Plus que quelques jours et on l’aura l’album!
Tu vas pas tarder à stresser pour la bonne cause;
amitié,Philippe.
Cher Yves,
Bel hommage,tout en douceur,comme le bleu et le rose !
Je penserai très fort,ce soir, à vous tous.Il n’y aura dans la salle que du bonheur et chacun aura sa part !
Bien affectueusement.Annick.
Cher Yves…
Et voici le 07 Avril qui est enfin arrivé…
Pour vous, c’est une naissance ce soir, et je veux vous dire que je pense fort à vous.
Vous devez etre excité, febrile, heureux profondement de nous offrir la moisson de votre travail ce soir…je vous accompagnerai en pensée, car depuis le 5 fevrier ou vous nous avez mis le 1er extrait de l’album jusqu’à aujourd’hui,j’ai vraiment le sentiment d’avoir vécu pendant 2 mois au rythme et au plaisir des extraits proposés et des commentaires. C’est une façon geniale de nous mettre “en partage” avec la sensation de vivre quelque chose au fil deu temps, un peu comme si on avait vécu dans un meme lieu , tous ensemble, comme dans un stage musical, et qu’aujourd’hui , il fallait se quitter.
La flamme olympique, en contradiction totale avec le régime qui la porte et la fait vivre, semble bien pale… Vous, vos chansons nouvelles brillent et eclairent encore plus car elles ne sont entachées par aucune contradiction. Vous etes profondement ce que vous ecrivez et defendez; c’est rare, c’est grand, c’est magnifique…
La note bleue, cette derniere chanson, je l’adore alors que je n’en ai écouté qu’un extrait. Musiques et paroles originales, à la recherche d’une identité “à part” pour dire à Claude votre admiration. Quelle beau diamant posé tout en haut de ces chansons qui viendra ce soir illuminer la salle, puis les coeurs dans les foyers et les maisons. L’amour est une maison…peut etre un peu plus quand vos chansons y chantent…
Chantez bien ce soir…nous attendons,nous ecoutons,nous palpitons d’espoirs
bises affectueuses…on vous aime
Dan
Et voilà qu s’achevent ses extraits, de nouveau avec une musique si belle d’art mengo!! un hommage très emouvant!!!
Bonsoir Yves,
Quel bel hommage à Claude Nougaro que ce dernier extrait que tu nous offre. J’adore !
Pourtant ma préférence va vers un autre titre qui m’a particulièrement touché, ému, pour des raisons bien particulières aussi.
Encore une semaine à attendre pour pouvoir enfin posséder et savourer ton cd.
J’ai hâte, vraiment hâte.
Merci à toi et à Noëlle.
Cher Yves,
TOULOUSE, cette merveille de Nougaro!!
Comme j’aimerais une chanson de cette qualité
pour ma ville de Périgueux que j’aime tant.
De la haut NOUGARO va écouter votre chanson
et il va l’aimer
grosses bises
Cher Yves,
Cette dernière chanson, déjà un peu savourée sur RTL, mérite une interprétation personnelle mais pourtant bien réelle de ce que je ressens.
La musique, tout en couleur nuit comme le bleu avec de belles étoiles, et le texte qui vient se poser tout naturellement et qu’il voyage jusqu’à Claude Nougaro qui ne peut pas faire autrement que de le perçevoir. J’espère aussi que Nicole Croisille sera sensible à cette chanson. Car vous êtes les deux seuls artistes qui chantez Claude Nougaro. Nicole Croisille elle, a fait des reprises ?
Quand on écoute ces chansons, on ne peut pas imaginer le travail que cela représente, car à chaque disque ma réaction ne change pas c’est EVIDENT !
Bravo et merci à Martine pour sa contribution à cette chanson sans oublier Noëlle.
Merci à toute ta famille formidable !
Très affectueusement.
Nicolas
Cher Yves
J’ai le sentiment que ce C D va marquer un deuxième “virages” dans l’évolution de votre création.
Toutes ces fragilités, que vous traduisez si bien, cachent une force: la résilience; “agiles” à rebondir
Merci à tous ceux qui vous aiment de vous avoir donné l’envie d’avoir envie” de faire ce C D
Je vous embrasse
Annie
Bonsoir YVES
Cela fait une semaine que j’écoute (fr)agiles. Ce CD me bouleverse toujours autant à chaque passage.L’émotion est à son comble devant la poésie, toujours aussi belle (plus belle même)
devant l’humanité des textes où la générosité explose
C’est du grand art (on n’a beau être habitué!!) d’oser aborder certains sujets difficiles ,de cette façon.C’est la beauté à l’état pur, cette beauté indispensable à la vie
Merci Yves pour ce cadeau, Merci d’exister, sans vous il manquerait un morceau dans le puzzle de nos coeurs
Plein de grosses bises à partager avec votre Noëlle
Annie
Bonsoir
Il ya des soi-disant forts,qui regardent de haut,les
soi-disant fragiles,alors qu’eux mêmes ,cachent une
grande fragilité;
et souvent les soi-disant fragiles,face à l’adversité
montrent aux premiers,qu’ils ont une grande force
intérieure.
Grosses bises
Annie
Comme ANNIE j’ai été très touché par vos chansons dès la première écoute de votre CD.
Sur la gamme de nos émotions je me permets de vous accorder les notes de l’arc en ciel tant vos textes touchent nos sensibilités et nos coeurs.
En tant que “jeune” grand-père (49 ans), j’écoute en boucle votre premier texte dédié à Toussaint que j’embrasse comme votre merveilleuse Noëlle.
Du fond du coeur merci de nous avoir offert le bonheur d’être invité dans l’harmonie de vos états d’être et merci pour votre courage dans le combat que votre épouse et vous même menez à votre échelle pour la lutte de nos frères Tibétains. Chaque mur qui se dresse contre le salut de l’humanité est destiné à tomber, vous êtes de ceux qui contribuent inlassablement à la rendre meilleure.
Chapeau bas YVES !.
Denis.
j’ai eu la chance de connaitre Claude : il venait nous dire coucou au Lapin Agile, à Montmartre car il habitait avenue Junot. C’était en toute simplicité qu’il nous soumettait ses superbes textes ou écoutait les nôtres. Claude était un grand petit homme, tout de respect et de finesse. En parler aujourd’hui est encore une émotion, malgré tout le temps passé depuis…
Christiane (de Tours à présent). En plus, je souffre du même mal qui l’a emporté et je le ressens encore mieux.
Un peu décalé, isolé dans l’immensité des Landes, le 21ème Festival Musicalarue de Luxey bat son plein ce vendredi 13 août 2010, en plein air ; lumière bleutée, c’est la fin de la journée (20h15) à la « Scène des Peupliers » ; l’effervescence qui émane de ce festival, de ce pèlerinage me frappe et me fait penser à un conte de Maupassant. Puis, sagement assis par terre sur le sable gris devant les peupliers et la scène, dans un parfum résineux, doucement j’attends Art Mengo et le début de son spectacle… « la note bleue (…) Sans le savoir ».
Ponctuel, habillé d’une chemise blanche et d’un blue-jean, il entre en scène tout naturellement avec ses musiciens : Lionel Suarez à l’accordéon, Lionel Suarez au piano et Lionel Suarez au Cajón flamenco. Silence. Dans un arbre étêté, un couple de merles s’est niché. Le vide avant de jouer, et c’est parti !
Peut-être un peu gêné – la poésie populaire est de tous les lieux – par les allées et venues des spectateurs, d’emblée l’intègre Art Mengo donne étrangement une impression d’habiter le sous-bois de Luxey et d’accueillir tout le monde ; brillant au piano, à la guitare acoustique et à la petite percussion, il semble tout faire avec facilité. Les Fées sont ses complices ; habitué à fréquenter Claude Nougaro, c’est la vraie poésie qui lui importe (là quelques échos se font entendre).
À Luxey, je suis un soir d’été où frissonnent les peupliers ! En latin lux, lucis « lumière du jour » ; celle qui permet d’y voir clair. Ce soir, devant l’essentiel je suis, j’écoute ce qui m’est le plus essentiel, devant mon être même.
Avec les chansons artisanales d’Art Mengo, je suis le là ; ça me parle ; l’image de « Je me suis réveillé fragile » en est prégnante, en est l’emblème; ça ouvre mes oreilles ; la qualité de la sonorité du piano de Lionel Suarez me frappe sur cet air : profonde, ambrée, délicate ; voilà une musique qui prend son temps, qui me prend la main, amicalement ; ainsi dans ce formidable répertoire, Art Mengo égrène quelques chansons de même facture, comme le Petit Poucet les cailloux pour signaler son chemin dans la forêt des Landes : « La nouvelle arche », « Bagatelle » (reprise à tue-tête par le public), « Je prendrai sur moi », « Sujet libre » (présentation de « ses » musiciens pendant que l’assistance fredonne avec plaisir), « La vie de château », « Dans un an et un jour », « Lettre à Milena », « Je passerai la main », « Je t’aime d’amour madame », « Le parfum de sa vie », « La mer n’existe pas », « Parler d’amour », « New York à nos amours », « Demain, demain », « Le hamac », etc. Bref, un répertoire qui ne s’étiole jamais et fait surgir la poésie pendant 1h15 ; Ça tient ! ça se tient ! la musique se déploie avec l’accordéon de Lionel Suarez, ça resplendit ; les deux artistes résonnent ensemble, s’exaltant mutuellement ; ce qui prime pour eux, c’est le rythme, le tempo ; l’espace des peupliers s’ouvre, dégage des ondes positives. Un espace ouvert m’est donné ! Il me parle et surtout, je sens quelque chose derrière les notes. Je m’y sens comme chez moi.
Il n’y a pas de dissimulation avec Art Mengo ; il chante pour chanter ; ses doigts chantent ; une trace m’est laissée ; d’ailleurs, plus c’est précis, plus c’est beau. Il pèse chaque accord sur une balance d’orfèvre. C’est un peu lui qui me montre qui je suis, ce qui m’est propre. Dans sa musique je nage, dans sa poésie je me réfugie, j’y cache ma tête, je m’y enveloppe…
Les textes sont parlants. « La mer n’existe pas » est une chanson taoïste, proche du grand philosophe chinois, Lao-tseu. Alors qu’il est dans l’effort le plus extrême, il n’y a pas d’effort apparent dans ses chansons. Cependant, les choses ne sont pas toutes simples : pensée et sensation se mêlent étroitement. Art Mengo dit des choses profondément belles avec le plus de simplicité possible, comme s’il prenait à tâche de les empêcher d’être remarquées. Plus la musique décroît à la fin de ses morceaux, plus je m’élève.
Virevoltant et insaisissable au crépuscule, libre comme une hirondelle dans le ciel des Landes, voilà le spectacle d’Art Mengo : le parti pris de la légèreté et du vol. Ça peut se voir « La bise…légère » ? « Bagatelle ! » ; lui seul, à la pointe des peupliers, en connaît la musique…
Le jour se couche, je sors du concert, joyeux, une espèce de quiétude m’envahit avec ses notes dans mon baluchon, ses mots plein les poches et mon âme en bandoulière ; pour emblème, tellement dense, par essence indicible, la « Lettre à Milena » m’impressionne ; un charme inouï émane de cette chanson.
Avec cet artisan du rêve, apparaît tout simplement la chanson. Le silence règne à présent. Parking champêtre. Soudain, l’image d’un hibou aveuglé par la lumière de mes phares m’est donnée à voir. Jamais je ne me suis senti plus
léger ! Cela restera un petit souvenir délicieux ! « Il me reste beaucoup encore à chanter, à créer » semble crier l’hirondelle dans le ciel et le vent de mes pensées. « Allez, embrasse-moi encore, embrasse-moi encore… »
Au revoir, Art Mengo.
Thierry
Très bel album avec une fort chanson hommage à l immense Nougaro que j ai découvert à l age de 15 ans avec les don Juan le cinéma en 1973 en Algérie un vrai choc j ai découvert d autres formes musicale le jazz la musique africaine Leo ferré Gainsbourg Caussimon Brassens etc Nougaro à été une fenêtre pour moi avec la decouverte de musiciens Eddy Louiss Maurice
Vander Michel Legrand Martial Solal René Urtreger Horace Silver et Herbie Hancock Jimmy Smith etc la poésie aussi