Chère Ingrid,
Quel bonheur de vous découvrir aussi radieuse, de vous voir dans la joie aussi généreuse que dans la douleur, préoccupée de tous, renforcée dans vos convictions. Faire connaissance avec vous dans ces moments de bonheur partagé est une bénédiction. Vous portez en vous la victoire de tant de symboles… Cette bonté naturelle qui se dégage de votre regard, ce recul que vous prenez avant de vous exprimer, cette concentration extrême dans chaque mot choisi, donnent le sentiment que pas un instant de ces six années et demie n’a été perdu, que votre coeur s’est nourri d’espérance et de réflexion, pour garder en main le fil de votre destin, et préparer “l’après”… Dans le tumulte de l’émotion qui vous submerge, vous trouvez les mots justes, pour adresser à chacun un pétale de votre coeur à fleur de larmes, en remerciement d’une pensée, d’une prière, d’un geste. Nous découvrons sur votre visage l’exact reflet de la lettre bouleversante que vous avez écrite depuis la jungle, et qui vous révélait telle que nous vous voyons aujourd’hui. Incroyable opération que cette libération… Le triomphe de la subtilité face à la force brute. Une ruse de sioux, “Entebbe” puissance douce… Bravo aux stratèges et aux acteurs de ce geste sans précédent. Devant la joie de tous vos compagnons libérés avec vous, on ne peut qu’avoir une pensée pour ceux qui sont encore là-bas, et pour tous ceux qui dans le monde sont encore plongés dans l’absurdité d’un
cauchemar semblable.
Mélanie, Lorenzo et tous les vôtres se sont montrés si admirables dans l’épreuve, si proches, si dignes… Ils ont été magnifiques de maturité, de profondeur et d’intensité. Nous avons tous aujourd’hui envie de faire partie de votre famille. Les millions de gens qui se sont mobilisés dans l’espoir que ce jour arrive , vous ont adoptée, dans leur coeur, comme vous nous avez fait tous entrer dans le vôtre, hier soir, par ces quelques mots pour nous tous, en France… Maintenant nous avons hâte de vous rencontrer, de vous embrasser, au nom de tous ceux qui ont tant rêvé de ce dénouement…
Chère Ingrid, bienvenue chez vous…
En toute affection.




Des mots justes en effet, je pense que vous venez de parfaitement résumer ce que tout le monde voudrait dire à Ingrid Betancourt, en tout cas pour moi!
Cher Yves,
Vous exprimez dans cette lettre ce que beaucoup d’entre nous ressentent,sans savoir le dire aussi bien que vous.Noëlle et vous aurez peut-être le bonheur de la rencontrer et de l’embrasser.Vous serez alors nos ambassadeurs.
J’aimerais aussi cette lettre pour chacun des otages
colombiens et américains.
Si seulement les autres otages de part le monde pouvaient connaitre un tel bonheur,et revenir dans le même état de santé qu’Ingrid alors:
La Terre serait très HUMAINE
Je vous embrasse
Annie
Nous rejoignons Annie & Barnabé dans leurs commentaires. Nous voulons juste ajouter un petit mot .
Nous portons dans notre coeur des hommes et des femmes qui nous aident à avancer dans la vie . Yves , Noëlle et Ingrid en font partie .
” Ils éclairent notre route et apaisent nos doutes ” Merci à vous !
Cher Yves, merci dde mettre de si justes et si beaux mots sur nos pensées et notre joie!
Rien a ajouter, vous avez tout dit, merci encore.
Cher Yves,
Personnellement je trouve que tu es le SEUL que l’on a pas le droit de faire taire dans la jungle et le labyrimthe des médias réunis. Mais j’espère que bientôt la pression médiatique relâchera son étreinte pour laisser Ingrind en paix et en famille.
Mais dans ce combat au dénoument heureux, il y a tes mots justes TOI et c’est le plus important.
Très affectusement.
Nicolas
Une grande joie partagée par tous! Merci, une fois de plus, pour ces mots que je n’aurais pu écrire moi-même, mais qui décrivent exactement tout ce que je ressens…
mon commentaire d’hier n’étant pas passé je renouvelle l’immense joie d’avoir appris la libération d’Ingrid Bétancourt.Le bonheur de ses enfants m’a fait chaud au coeur ainsi que toute sa famille. et ce bonheur est un peu le votre j’en suis suis certaine.votre immense générosité est inscrite au plus profond de mon coeur et je suis sure que toutes ces merveilleuses nouvelles que l’on entend depuis deux jours vous donne une grande joie. l’heure est venue de vous souhaiter de bonnes vacances et trois conçerts merveilleux dont un le douze juillet durant lequel je penserai très fort à vous car ma fille aura 19 ans ce jour là.en attendant de vous écouter au Dejazet ou ce sera l’anniversaire de mon père le 10 octobre.il n’est plus là mais à travers vos merveilleuses chansons je sais déjà que cette journée aura un sens et sera moins triste.passez de merveilleuses vacances. Amitiés à Noelle Martine et Toussaint Claudine de Colombes
Les mots qui suivent ne sont pas les miens mais ceux d’une certaine Ingrid Bettancourt, quelle leçon de force et de courage, je voulais les partager avec vous tous.
Stéphanie
« Ici, nous vivons comme des morts »
« C’est un moment très dur pour moi. Ils demandent des preuves de vie brusquement et je t’écris mon âme tendue sur ce papier. Je vais mal physiquement. Je ne me suis pas réalimenté, j’ai l’appétit bloqué, les cheveux me tombent en grandes quantités
Je n’ai envie de rien. Je crois que c’est la seule chose de bien, je n’ai envie de rien car ici, dans cette jungle, l’unique réponse à tout est « non ». Il vaut mieux donc, n’avoir envie de rien pour demeurer au moins libre de désirs. Cela fait 3 ans que je demande un dictionnaire encyclopédique pour lire quelque chose, apprendre quelque chose, maintenir vive la curiosité intellectuelle. Je continue à espérer qu’au moins par compassion, ils m’en procureront un, mais il vaut mieux ne pas y penser.
Chaque chose est un miracle, même t’entendre chaque matin car la radio que j’ai est très vieille et abîmée.
Je veux te demander, Mamita Linda, que tu dises aux enfants qu’ils m’envoient trois messages hebdomadaires (…). Rien de transcendant si ce n’est ce qui leur viendra à l’esprit et ce qu’ils auront envie d’écrire (…). Je n’ai besoin de rien de plus mais j’ai besoin d’être en contact avec eux. C’est l’unique information vitale, transcendante, indispensable, le reste ne m’importe plus(…).
Comme je te disais, la vie ici n’est pas la vie, c’est un gaspillage lugubre de temps. Je vis ou survis dans un hamac tendu entre deux piquets, recouvert d’une moustiquaire et avec une tente au dessus, qui fait office de toit et me permet de penser que j’ai une maison.
J’ai une tablette où je mets mes affaires, c’est-à-dire mon sac à dos avec mes vêtements et la Bible qui est mon unique luxe. Tout est prêt pour que je parte en courrant. Ici rien n’est à soi, rien ne dure, l’incertitude et la précarité sont l’unique constante. A chaque instant, ils peuvent donner l’ordre de tout ranger [pour partir] et chacun doit dormir dans n’importe quel renfoncement, étendu n’importe où, comme n’importe quel animal (…). Mes mains suent et j’ai l’esprit embrumé, je finis par faire les choses deux fois plus doucement qu’à la normale. Les marches sont un calvaire car mon équipement est très lourd et je ne le supporte pas. Mais tout est stressant, je perds mes affaires ou ils me le prennent, comme le jeans que Mélanie m’avait offert pour Noël, que je portais quand ils m’ont pris. L’unique chose que j’ai pu garder est la veste, cela a été une bénédiction, car les nuits sont gelées et je n’ai eu rien de plus pour me couvrir.
Avant, je profitais de chaque bain dans le fleuve. Comme je suis la seule femme du groupe, je dois y aller presque totalement vêtue : short, chemise, bottes. Avant j’aimais nager dans le fleuve mais maintenant je n’ai même plus le souffle pour. Je suis faible, je ressemble à un chat face à l’eau. Moi qui aimais tant l’eau, je ne me reconnais pas. (…) Mais depuis qu’ils ont séparé les groupes, je n’ai pas eu l’intérêt ni l’énergie de faire quoi que ce soit. Je fais un peu d’étirements car le stress me bloque le cou et cela me fait très mal.
Avec les exercices d’étirement, le split et autres, je parviens à détendre un peu mon cou. (…) Je fais en sorte de rester silencieuse, je parle le moins possible pour éviter les problèmes. La présence d’une femme au milieu de tant de prisonniers masculins qui sont dans cette situation depuis 8 à 10 ans, est un problème (…). Lors des inspections, ils nous privent de ce que nous chérissons le plus. Une lettre de toi qui m’était arrivée, m’a été prise après la dernière preuve de survie, en 2003. Les dessins d’Anastasia et Stanislas [neveux d’Ingrid], les photos de Mélanie et Lorenzo, le scapulaire de mon papa, un programme de gouvernement en 190 points, ils m’ont tout pris. Chaque jour, il me reste moins de moi-même. Certains détails t’ont été racontés par Pinchao. Tout est dur.
Il est important que je dédie ces lignes à ces êtres qui sont mon oxygène, ma vie. A ceux qui me maintiennent la tête hors de l’eau, qui ne me laissent pas couler dans l’oubli, le néant et le désespoir. Ce sont toi, mes enfants, Astrid et mes petits garçons, Fab [Fabrice Delloye], Tata Nancy et Juanqui [Juan Carlos, son mari].
Chaque jour, je suis en communication avec Dieu, Jésus et la Vierge (…). Ici, tout a deux visages, la joie vient puis la douleur. La joie est triste. L’amour apaise et ouvre de nouvelles blessures… c’est vivre et mourir à nouveau.
Pendant des années, je n’ai pas pu penser aux enfants et la douleur de la mort de mon papa accaparait toute la capacité de résistance. Je pleurais en pensant à eux, je me sentais asphyxiée, sans pouvoir respirer. En moi, je me disais : « Fab est là, il veille à tout, il ne faut pas y penser ni même penser ». Je suis presque devenue folle avec la mort de mon papa. Je n’ai jamais su comme cela s’est passé, qui était là, s’il m’a laissé un message, une lettre, une bénédiction. Mais ce qui a soulagé mon tourment, a été de pensé qu’il est parti confiant en Dieu et que là-bas, je le retrouvera pour le prendre dans mes bras. Je suis certaine de cela. Te sentir a été ma force. Je n’ai pas vu de messages jusqu’à ce qu’il me mette dans le groupe de [l’otage] Lucho, Luis Eladio Pérez, le 22 août 2003. Nous avons été de très bons amis, nous avons été séparés en août. Mais durant ce temps, il a été mon soutien, mon écuyer, mon frère (…).
J’ai en mémoire l’âge de chacun de mes enfants. A chaque anniversaire, je leur chante le « Happy Birthday ». Je demande à ce qu’ils me laissent faire une gâteau. Mais depuis trois ans, à chaque fois que je le demande, la réponse est non. Ca m’est égal, s’ils amènent un biscuit ou une soupe quelconque de riz et de haricot, ce qui est habituel, je me figure que c’est un gâteau et je leur célèbre dans mon cœur, leur anniversaire.
A ma Melelinga [Mélanie], mon soleil de printemps, ma princesse de la constellation du cygne, à elle que j’aime tant, je veux te dire que je suis la maman la plus fière de cette terre (…). Et si je devais mourir aujourd’hui, je partirais satisfaite de la vie, en remerciant Dieu pour mes enfants. Je suis heureuse pour ton master à New York. C’est exactement ce que je t’aurais conseillé. Mais attention, il est très important que tu fasses ton DOCTORAT. Dans le monde actuel, même pour respirer, il faut des lettres de soutien (…). Je ne vais pas même me fatiguer à insister auprès de Loli [Lorenzo] et Méla qu’ils n’abandonnent pas avant d’avoir leur doctorat. J’aimerais que Méla me le promette.
(…) Mélanie, je t’ai toujours dit que tu étais la meilleure, bien meilleure que moi, une sorte de meilleure version de ce que j’aurais voulu être. C’est pourquoi, avec l’expérience que j’ai accumulé dans ma vie et dans la perspective que donne le monde vu à distance, je te demande, mon amour, que tu te prépares à arriver au sommet.
A mon Lorenzo, mon Loli Pop, mon ange de lumière, mon roi des eaux bleues, mon chief musician qui me chante et m’enchante, au maître de mon coeur, je veux dire que depuis qu’il est né jusqu’à aujourd’hui, il a été ma source de joies. Tout ce qui vient de lui est du baume pour mon coeur, tout me réconforte, tout m’apaise, tout me donne plaisir et placidité (…). J’ai enfin pu entendre sa voix, plusieurs fois cette année. J’en ai tremblé d’émotion. C’est mon Loli, la voix de mon enfant, mais il y a déjà un autre homme sur cette voix d’enfant. Un enrouement d’homme-homme, comme celle de mon papa (…). L’autre jour, j’ai découpé une photo dans un journal arrivé par hasard. C’est une propagande pour un parfum de Carolina Herrera « 212 Sexy men ». On y voit un jeune homme et je me suis dit : mon Lorenzo doit être comme ça. Et je l’ai gardé.
La vie est devant eux, qu’ils cherchent à arriver le plus haut. Etudier est grandir : non seulement par ce qu’on apprend intellectuellement, mais aussi par l’expérience humaine, les proches qui alimentent émotionnellement pour avoir chaque jour un plus grand contrôle sur soi, et spirituellement pour modeler un plus grand caractère de service d’autrui, où l’ego se réduit à su plus minime expression et où on grandit en humilité et force morale. L’un va avec l’autre. C’est cela vivre, grandir pour servir (…).
A mon Sébastien [fils du premier mariage de Fabrice Delloye], mon petit prince des voyages astraux et ancestraux. J’ai tant à te dire ! Premièrement, que je ne veux pas partir de ce monde sans qu’il n’ait la connaissance, la certitude et la confirmation que ce ne sont pas deux, mais trois enfants d’âme, que j’ai (…). Mais avec lui, je devrais dénouer des années de silence qui me pèsent trop depuis la prise d’otage. J’ai décidé que ma couleur favorite était le bleu de ses yeux (…). Si je venais à ne pas sortir d’ici, je te l’écris pour que tu le gardes dans ton âme, mon Babon adoré, et pour que tu comprennes, ce que j’ai compris quand ton frère et ta sœur sont nés : je t’ai toujours aimé comme le fils que tu es et que Dieu m’a donné. Le reste ne sont que des formalités.
(…) Je sais que Fab a beaucoup souffert à cause de moi. Mais que sa souffrance soit soulagée en sachant qu’il a été la source de paix pour moi. (…) Dis à Fab que sur lui, je m’appuis, sur ses épaules, je pleure, qu’il est mon soutien pour continuer à sourire de tristesse, que son amour me rend forte. Parce qu’il fait face aux nécessités de mes enfants, je peux cesser de respirer sans que la vie ne me fasse tant mal. (…)
A mon Astrica, tant de choses que je ne sais par où commencer. Tout d’abord, lui dire que « sa feuille de vie » m’a sauvé pendant la première année de prise d’otage, pendant l’année de deuil de mon papa (…). J’ai besoin de parler avec elle de tous ces moments, de la prendre dans mes bras et de pleurer jusqu’à ce que se tarisse le puits de larmes que j’ai dans mon cœur. Dans tout ce que je fais dans la journée, elle est en référence. Je pense toujours, « ça, je le faisais avec Astrid quand nous étions enfants » ou « ça, Astrid le faisait mieux que moi ». (…) Je l’ai entendu plusieurs fois à la radio. Je ressens beaucoup d’admiration pour son expression impeccable, pour la qualité de sa réflexion, pour la domination de ses émotions, pour l’élégance de ses sentiments. Je l’entends et je pense « Je veux être comme ça » (…). Je m’imagine comment vont Anastasia et Stanis. Combien cela m’a fait mal qu’ils me prennent leurs dessins. Le poème d’Anastasia disait « par un tour du sort, par un tour de magie ou par un tour de Dieu, en trois années ou trois jours, tu seras de retour parmi nous ». Le dessin de Stanis était un sauvetage en hélicoptère, moi endormie et lui en sauveur.
Mamita, il y a tant de personnes que je veux remercier de se souvenir de nous, de ne pas nous avoir abandonné. Pendant longtemps, nous avons été comme les lépreux qui enlaidissaient le bal. Nous, les séquestrés, ne sommes pas une thème « politiquement correct », cela sonne mieux de dire qu’il faut être fort face à la guérilla même s’il faut sacrifier des vies humaines. Face à cela, le silence. Seul le temps peut ouvrir les consciences et élever les esprits. Je pense à la grandeur des Etats-Unis, par exemple. Cette grandeur n’est pas le fruit de la richesse en terres, matières premières, etc, mais plutôt le fruit de la grandeur d’âme des leaders qui ont modelé la Nation. Quand Lincoln a défendu le droit à la vie et à la liberté des esclaves noirs en Amérique, il a aussi affronté beaucoup de Floridas et Praderas [municipalités demandées par les FARC pour la zone démilitarisée]. Beaucoup d’intérêts économiques et politiques qui considéraient être supérieurs à la vie et à la liberté d’une poignée de noirs. Mais Lincoln a gagné et il reste imprimé sur le collectif de cette nation, la priorité de la vie de l’être humain sur quelque autre type d’intérêt.
En Colombie, nous devons encore penser à notre origine, à qui nous sommes et où nous voulons aller. Moi, j’aspire à ce qu’un jour, nous ayons la soif de grandeur qui fait surgir les peuples du néant pour atteindre le soleil. Quand nous ne serons inconditionnels face à la défense de la vie et de la liberté des nôtres, c’est-à-dire, quand nous serons
moins individualistes et plus solidaires, moins indifférents et plus engagés, moins intolérants et plus compatissants. Alors, ce jour-là, nous serons la grande nation que nous voulons tous être. Cette grandeur est là endormie dans les cœurs. Mais les cœurs se sont endurcis et pèsent tant qu’ils ne nous permettent pas des sentiments élevés.
Mais il y a beaucoup de personnes que je voudrais remercier car ils ont contribué à réveiller les esprits et à faire grandir la Colombie. Je ne peux pas tous les mentionner [elle cite alors l’ex président Lopez et « en général, tous les ex présidents libéraux », Hernan Echevarria, les familles des députés du Valle, Monseigneur Castro et le Père Echeverri].
Mamita, hélas, ils viennent demander les lettres. Je ne vais pas pouvoir écrire tout ce que je veux. A Piedad et à Chavez, toute, toute mon affection et mon admiration. Nos vies sont là, dans leur cœur, que je sais grand et valeureux. [elle dédie alors un paragraphe de remerciements à Chavez, Alvaro Leyva, Lucho Garzon [ancien maire de Bogota] et Gustavo Petro, puis mentionne des journalistes].
Mon cœur appartient aussi à la France (…). Quand la nuit était la plus obscure, la France a été le phare. Quand il était mal vu de demander notre liberté, la France ne s’est pas tue. Quand ils ont accusé nos familles de faire du mal à la Colombie, la France les a soutenu et consolé.
Je ne pourrais pas croire qu’il est possible de se libérer un jour d’ici, si je ne connaissais pas l’histoire de la France et de son peuple. J’ai demandé à Dieu qu’il me recouvre de la même force que celle avec laquelle la France a su supporter l’adversité, pour me sentir plus digne d’être comptée parmi ses enfants. J’aime la France de toute mon âme, les voix de mon être cherchent à se nourrir des composants de son caractère national, elle qui cherche toujours à se guider par principes et non par intérêts. J’aime la France avec mon cœur, car j’admire la capacité de mobilisation d’un peuple qui, comme disait Camus, sait que vivre, c’est s’engager. (…) Toutes ces années ont été terribles mais je ne crois pas que je pourrais être encore vivante sans l’engagement qu’ils nous ont apporté à nous tous qui ici, vivons comme des morts.
(…) Je sais que ce que nous vivons est plein d’inconnues, mais l’histoire a ses temps propres de maturation et le président Sarkozy est sur le Méridien de l’Histoire. Avec le président Chavez, le président Bush et la solidarité de tout le continent, nous pourrions assister à un miracle.
Durant plusieurs années, j’ai pensé que tant que j’étais vivante, tant que je continuerai à respirer, je dois continuer à héberger l’espoir. Je n’ai plus les mêmes forces, cela m’est très difficile de continuer à croire, mais je voudrais qu’ils ressentent que ce qu’ils ont faire pour nous, fait la différence. Nous nous sommes sentis des êtres humains (…).
Mamita, j’aurais plus de choses à dire. T’expliquer que cela fait longtemps que je n’ai pas de nouvelles de Clara et de son bébé (…). Bon, Mamita, que Dieu nous vienne en aide, nous guide, nous donne la patience et nous recouvre. Pour toujours et à jamais. »
Mauvaise langue : un mal Français…
Lamentable! Comme dans tout évènement de grande ampleur médiatique, les polémiques et les rumeurs pleuvent. Ainsi, on commence à entendre tout et n’importe quoi. Y compris qu’Ingrid n’aurait jamais été otage. Il y a une limite à l’absurdité. De grâce, respectons cette femme hors norme qui nous apparait d’une très grande lucidité et fait preuve d’une incroyable dignité. Quand les Français arrêteront de baver autant de bêtises relayées, il faut le dire, par les journalistes qui ne manquent pas une occasion d’alimenter les rumeurs… Je ne m’y fais pas !
En tout cas, cette histoire aura au moins eu pour but de probablement mettre un terme à la carrière de Ségolène Royal tant sa dernière gaffe est énorme. Elle prime, à mon sens, sur toutes les autres. Au point que même sa famille politique l’a critiqué…
Merci au passage à Yves Duteil, Renaud et au Président Nicolas Sarkozy pour leurs implications. Egalement à tous ceux et ils sont nombreux, qui se sont impliqués de prés ou de loin dans sa libération.
Comme je l’écrivais il y a quelques semaines sur le blog, le bien l’a une fois de plus, remporté sur le mal.
Chère Ingrid,
Vérité es-tu bonne à dire
À celui qui peut nous détruire?
En tout cas, vos combats courageux sont honorables car s’attaquer à la corruption en Colombie n’est pas une mince affaire. C’est comme si nous dénoncions les quelques 500.000 avortements annuels de fœtus féminins en Inde… La cause est formidable mais la tâche est immense.
Il y a tant d’autres combats à mener.
Bravo Ingrid et bienvenue dans votre douce patrie.
Cher Yves, chère Noëlle, chers amis du blog,
J’en viens presque à regretter mon dernier post car faire état de la médiocrité des uns, c’est en quelque sorte alimenter la rumeur et la bêtise, c’est comme mettre une bûche dans la cheminée pour attiser le feu… Disons que c’était un coup de gueule. Je suis allé faire un tour sur quelques forums comme le figaro.fr et j’en suis ressorti horrifié par tant de propos négatifs. On y lit surtout tout et n’importe quoi. J’ai essayé d’y mettre mon grain de sel sous le pseudo “Runagain” mais j’y ai vite renoncé. J’aime mieux m’adresser à Yves, à Noëlle ou à leur public.
J’y ai notamment écris ce post ci-après sans avoir eu d’échos, à croire que seules les polémiques négatives du tout et n’importe quoi y trouvent un écho…
“Si le mérite de cette formidable libération revient aux commandos Colombiens, elle a évidemment été dictée par le Président Colombien Álvaro Uribe qui a été mis sous pression constante par la France, donc Nicolas Sarkozy (aussi, qu’on le veuille ou non) mais aussi par Georges Bush, ne l’oublions pas.
Ne soyons pas réducteurs en attribuant un mérite à des exécutants, aussi habiles soient-ils… C’est bien la pression internationale qui a libéré Ingrid Bétancourt. CQFD
Il faut en tirer les leçons afin de continuer ce combat et de libérer ceux qui sont encore enchainés.
Je vous demande à tous d’utiliser vos énergies à avancer dans ce sens au lieu d’alimenter des polémiques de bas étage.
Continuons, tous bords politiques confondus, à remuer ciel et terre pour libérer les autres otages. Economisons nos forces et notre temps à cette seule cause.”
Marie-josée
C’est incroyable mais vrai !
Nous étions tous restés sur la photo d’Ingrid assise,
dans la jungle tournée vers un avenir incertain.
Mais plus jamais çà ?
Grâce à L’amour qu’elle porte à ses enfants, l’aide de son compagnon William, à sa foi,et à tous ceux qui étaient là quand elle en avait besoin, c’est avec une joie immense que nous avons vu et entendu Ingrid, plus lumineuse et rayonnante que jamais.
Oui, elle a bien été libérée, elle a retrouvé les siens !
Ce rayon de lumière plane sur le monde.
N’abandonnons pas notre lutte pour autant !
D’autres prisonniers et prisonnières attendent le jour J.
Cette date du 2 juillet 2008 est un matin de Noêl.
Bienvenue Ingrid !
bonjour yves noelle et tous les amis..comment peut on etre aussi “tordu”.comment peut on mettre en doute la détention d’Ingrid.il ne faut meme plus parler de ces faiseurs de ragots c’est trop leur faire d’honneur.il est des moments indelebiles dans la vie.chacun se souvient de ce qu’il faisait par exemple lors de la mort de kennedy ou lors de l’attentat du 11 septembre.je pense que chacun d’entre nous se souviendra maintenant de ce qu’il faisaiit lorsqu’il a appris la libéretion d’ingrid.preuve est faite de l’importance de l’évènement. à travers ses propros si dignes notre été sera rempli d’une grace et d’une chaleur humaine inouies.belles vacances à tous.
Une de vos chansons m’est revenue en tête suite à ces derniers évènements.. le lien qui unissait Ingrid et sa famille était plus fort que tout ce qu’ils ont pu subir.
“…Vous pouvez fermer vos frontières
Bloquer vos ports et vos rivières
Mais les chansons voyagent à pied
En secret dans des cœurs fermés
Ce sont les mères qui les apprennent
à leurs enfants qui les reprennent
Elles finiront par éclater
Sous le ciel de la liberté.”
C’est super pour Ingrid qui a l’air tres en forme. Mais il ne faut surtout pas oublier tous les autres otages qui sont encore dans la jungle, il faut les faire liberer aussi.
Cher Yves,
Touchante lettre que je découvre et qui n’est pas une surprise vu ta fidélité depuis le début !
Il est vrai que ses deux enfants ont été très matures et forts. Maintenant, il faut du temps à toute la famille pour se retrouver sans médias et réfléchir sur le lendemain.
Je t’embrasse
Bonjour à tous,
En ce moment même, Yves passe des vacances méritées à Porto Vecchio (je crois) et nous lui souhaitons tous, ainsi qu’à Noëlle, le meilleur séjour possible sur cette belle île. En espérant qu’il y trouve de nouvelles sources d’inspiration, fort, notamment, de la récente remise en liberté d’Ingrid Bétancourt.
A ce propos, ci-joint un lien où l’on voit Yves sur la place de l’Hotel de ville de Paris lors d’une récente fête en l’honneur d’Ingrid. On le voit heureux comme un gosse prenant des photos avec son téléphone… Yves, maintenant, nous savons quoi vous acheter le 24 juillet prochain…(rire)
A bientôt
PS, petit sondage perso : Que pense le public d’Yves Duteil d’un futur album orienté Jazz/Bossa Nova du genre Henri Salvador qu’on aimait tant ? Je sais qu’il affectionne ce genre de musique depuis toujours et sa voix tellement sereine et posée se prêterait tellement à ce genre de musique… Peut-être faut-il mûrir l’idée ?
http://www.purepeople.com/11427-PHOTOS-Renan-Luce-Yves-Duteil-et-les-autres-a-la-premiere-fete-pour-Ingrid-Betancourt-.html
Merci pour ce lien, et ces photos très sympathiques… on l’on se rend compte de la bonne humeur général qui régnait a cette première fête pour le retour d’Ingrid Bétancourt…
Betancourt vs DASSK. Envoi au Comité Ingrid Betancourt ce 21 juillet 2008 : Pétition Amnesty International Fr. re : Libération de Daw Aung San SUU KYI… ‘Ayant appuyé à plusieurs reprises et par diverses voies telle celle d’Amnesty International la demande de libération de Madame Ingrid Betancourt, c’est à mon tour de vous demander d’appuyer A.I., Jane Birkin, Catherine Deneuve, Mgr Tutu, Vaclav Havel, Bono, etc. pour la libération du seul Prix Nobel de toute son histoire, non libre depuis plus 12 ans, ‘La Nelson Mandela de Birmanie, Prix de la Paix de 1991, Madame Aung San SUU KYI. SVP, Madame Betancourt ‘Faites en sorte que votre liberté’ (citation de Madame SUU KYI) serve à la libération de ‘La Dame de Rangoon’ et de son peuple. SVP ! Vous remerciant au nom d’Aung San SUU KYI qui n’a pas pu sans doute signer la pétition parce que sans communication avec le reste du monde depuis tant d’années. Merci, Pierre Gauvin-Évrard’ …
pgevrard@sympatico.ca
http://www.gauvin-evrard.com
http://www.blogue.lockquell.com/dotclear/index.php
as.suu-kyi@gauvin-evrard.com
http://gauvin-evrard.com
DICTATORSHIPS, WHATEVER THEY MAY BE, AND INCLUDING THE DICTATORSHIP OF THE “I” OR EGOCENTRISM, RELY ON INDIFFERENCE TO PERDURE // LES DICTATURES, QUELLES QU’ELLES SOIENT, Y COMPRIS CELLES DES ‘JE’ OU DES ÉGOCENTRISMES, COMPTENT SUR L’INDIFFÉRENCE POUR DURER ! July 13/le13 juillet 2006. Pierre Gauvin-Évrard / Le 10 octobre 2007, le 4365e jour d’isolation de Daw Aung San SUU KYI, “La Nelson Mandela de Birmanie”, seul/e Prix Nobel de la Paix non libre dans toute l’Histoire ! // Please diffuse the name of Aung San SUU KYI. Thank you ! / S.V.P., propagez le nom d’Aung San SUU KYI. Merci ! pge
Merci à ce blog de nous permettre de défendre TOUTES LES LIBERTES!!!!