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Nous sommes sur les routes, sur les scènes… mais aussi sur l’écran, comme en témoignent ces trois liens, l’un sur France 2, “Le mot de passe”, animé par Patrick Sabatier (le retour !), un principe analogue à celui du jeu “Pyramides”, deviner ou faire deviner des mots par association d’idées, et une interview sur rtlinfo.be (enregistrée pour internet en Belgique), et le dernier, sur Seineetmarne.com, à propos du Concert de Meaux le 5 mai dernier….

L’émission-jeu de France 2 ne sera en ligne que pendant une semaine sur le siteLogo France2.fr :

site auquel on peut accéder aussi grâce à ce nouveau lien pour les programmes que l’on a ratés :

www.tvarevoir.fr

et

logortinfo

http://www.rtlinfo.be/rtl/news/article/239951/–Yves+Duteil:+Je+suis+quelquun+de+fragile.


bandeau S&M.com

http://www.la-seine-et-marne.com/reportages/reportage-yves-duteil-meaux-0509.html

En toute amitié…

Carnet de voyage…

24 février 2009 – Aéroport de CHENNAI  (MADRAS). Le chauffeur du taxi se tient près de la sortie, avec un panneau où il a inscrit notre nom. Pas de ceintures, mais la voiture (une TATA, modèle Tintin… 1953 ?)  a été bénie par un brahmane…  Il fait nuit. Pleins phares tout du long, nous parcourons les trois heures et demie de route qui nous séparent de Pondichéry. Quand on entrevoit la route à travers l’éblouissement tamisé par les traces sur le pare-brise, on s’en remet à la providence… et ça marche !  Le but du voyage, au-delà de la visite familiale, c’était l’inauguration de l’école “APRES”, bâtie grâce aux dons recueillis par notre association (“Assistance aux Populations et Réhabilitation des Espaces Sinistrés”) pour accueillir les enfants les plus défavorisés de ce rivage balayé par le tsunami. Les retrouvailles sont émouvantes,la nouvelle maison de Lionel et Martine s’ouvre en grand sur un minuscule jardin foisonnant. La mousson vient de finir. Très vite, nous allons découvrir l’école.

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L'École "APRES-SCHOOL" à quelques jours de l'inauguration

Elle est beaucoup plus grande qu’on ne l’imaginait, et plus belle aussi. Pierre, l’architecte, a privilégié l’esthétique dans le choix des volumes, l’assemblage des toitures, la qualité de vie. Il a conçu les plans, accompagné le chantier en bénévolat absolu, et nous étonnera bien davantage encore par sa générosité exceptionnelle tout au long de ce séjour. Les ouvriers mettent les bouchées triples car l’inauguration a été fixée au  5 mars c’est à dire dans  huit jours ! Pour marquer l’évènement, nous avions imaginé de donner un concert au profit de l’Association, pour lui offrir une vitrine en Inde .

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Comme par magie, la sono, les lumières, les caméras pour capter l’évènement, le lieu, tout a été trouvé en quelques jours avec la complicité d’amis particulièrement efficaces et motivés, l’affiche réalisée sur notre ordi portable  et réduite en demi-page, s’est posée sur les tables de tous les restaurants fréquentés par la communauté des francophones de Pondichéry, pourtant en vacances. Les textos ont fait le reste… Manosh Bardhan, joueur de tablas, pressenti pour ce “concert-fusion” a immédiatement embarqué dans mes chansons, et en deux  répétitions, le duo fonctionnait comme si nous avions toujours joué ensemble…

Entrée sur donation” : le prix serait laissé à l’appréciation du public. La veille, le 3 mars, nos amis indiens avaient imaginé une conférence de presse pour expliquer aux journalistes les enjeux de notre initiative : offrir aux enfants des castes les plus basses, les Adivasis et les Nari Kurovar, qu’on appelle “Gipsys” car ils sont les descendants des populations dont sont issus les Gens du Voyage d’Europe, une chance  d’avenir inespérée. Ici, ces familles nomades ne bénéficient d’aucune aide, d’aucun soutien. Ils vivent de la fabrication et de la vente de colliers aux parvis des temples, lors des fêtes religieuses. Pour la conférence de presse, la veille de l’inauguration, les enfants déjà parrainés par Pondy-Ecole étaient là… La rencontre fut bien plus émouvante que prévu…  Première surprise, les journalistes sont venus.

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Les journalistes sont venus...

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Ils ont écouté Martine exposer les objectifs de l'Association ...

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Puis pour faire patienter les enfants dans l'attente du dernier journaliste qui avait été retardé, j'ai commencé à chanter...

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Les enfants alors, m'ont répondu en chantant eux aussi...

Le lendemain matin, nous sommes retournés sur le site… un énorme effort de l’équipe avait permis en quelques jours d’achever le gros oeuvre, les toitures, les terrasses…

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Nous avons inauguré APRES School...

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...en présence du Président de la Communauté des Adivasis...

...et du Député du Tamil Nadu qui nous a rejoints sur place...

...et du Député du Tamil Nadu qui nous a rejoints sur place...

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Après les traditionnels discours, la Cérémonie de la Lumière nous a rassemblés dans une des futures classes...

Des livres et des trousses ont été distribués aux enfants...

Noëlle et Martine ont distribué des cahiers et des trousses aux enfants


Lionel était très ému : il a l'habitude de construire des bateaux, pas des écoles...

Lionel, très ému... il a l'habitude de construire des bateaux, pas des écoles...

Le soir-même, le concert a rassemblé plus de 300 personnes dans les jardins du Satsanga… un succès inespéré puisque tout s’est organisé en quelques jours seulement, grâce à la mobilisation de tous les bénévoles de la communauté française de Pondichéry. Manosh Bardhan, le joueur de tablas, a même réussi à faire danser le public sur “Prendre un enfant”… une première ! Ces deux journées d’information et de fête ont permis de faire connaître l’Association auprès des partenaires indiens qui devront prendre, à terme, le relais des donateurs français, pour pérenniser le fonctionnement de l’école.

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Le soir, avec Manosh Bardhan, un moment de partage musical inoubliable...

Le concert, avec son “entrée sur donation “(!) a rapporté 4000 € à l’association.

APRES SCHOOL est née…

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Ces petites filles Nari Kurovar seront scolarisées à APRES SCHOOL...

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Nous avons été très touchés de leur accueil...

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... et du climat lumineux qui a régné durant tous ces moments de fête...

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Nous reviendrons bientôt...

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Welcome to APRES-SCHOOL..


L’école va ouvrir en Juillet prochain, pour la rentrée scolaire indienne. Elle va accueillir dans un premier temps 70 élèves, du primaire à la formation professionnelle, puis en pleine capacité, 200 enfants.

Tout savoir sur l’école APRES-SCHOOL…

Vous souhaitez soutenir notre action ?

Téléchargez ce document ou faites un don tout de suite sur internet :


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Les débats autour de la Loi Création et Internet ont repris à l’Assemblée Nationale. L’enjeu consiste à trouver un échange équitable entre les internautes et les artistes de la musique et de l’image.  Il s’agit de garantir à la création un espace de survie. Il est rare de pouvoir exprimer le point de vue des artistes hors des polémiques habituelles sur le sujet. Le journal La Croix m’a demandé de le faire… Cette tribune est parue hier jeudi 2 avril 2009 :

“Il faut un code de la route de l’internet. La culture gratuite et accessible à tous est un leurre. Toute gratuité est financée, par l’impôt, les cotisations ou la pub, et respecte un équilibre… Ce n’est pas le cas du téléchargement sauvage. La disparition des supports musicaux est un trompe l’oeil. Le CD s’effondre, mais la clé USB, le lecteur mp3, l’iPod, les écouteurs, la carte mémoire, le disque dur externe, les Smart Phones, font le bonheur des marchands de matériel à dématérialiser la musique. Or, devant la caisse, nulle voix n’invoque la gratuité des écrans plats, des ordinateurs, des processeurs, des systèmes d’exploitation, des graveurs, encore moins celle des abonnements et accès Internet, bref, de l’incontournable kit sans lequel on ne peut écouter, graver, échanger, stocker, lire ou télécharger les chansons. Qui invite les artistes à partager cette manne colossale dont ils sont devenus le produit d’appel ? Pire, on leur conteste le droit de gagner leur vie, les moyens de produire leur prochain album. Avec la technologie, on a pris l’habitude de partager ce qui ne nous appartient pas. Mais les créateurs ont leur mot à dire dans ce hold-up où la démagogie de certains politiciens irresponsables a donné le signal de l’impunité aux amateurs de téléchargement illégal. Il n’existe aucun autre domaine sur Internet qui permette au consommateur de ranger sa carte de crédit sans l’accord du vendeur, du fabricant, de l’inventeur des produits proposés dans la vitrine.
Le mot « liberticide », exhumé du grenier, avait déjà servi d’épouvantail pour combattre la loi sur les Quotas à la radio, dont chacun convient aujourd’hui qu’elle a sauvé la production française. La loi Création et Internet constitue le seuil minimum sans lequel nous perdrions l’essentiel : la propriété intellectuelle. Créer est aussi une liberté. Les artistes ont envie de faire connaître leurs œuvres, mais pas au prix de leur mort économique. La qualité de la production a besoin des ingénieurs du son, des musiciens, des orchestrateurs, cette chaîne de talents a un prix. Et rien, c’est trop peu. Les artistes qui vivent de leur métier sont de moins en moins nombreux. La légende des revenus en or massif du show-biz-jet-set a fait long feu et reflète une élite minuscule. Les Majors sont en pleine  implosion. La musique est un secteur sinistré. Pensons aux intermittents du spectacle… Au concert on paie sa place. Chez le disquaire on règle son CD. Sur internet la boutique est immense, mais elle fonctionne pareil. Une suspension partielle de l’abonnement en cas de vol de musique n’est pas plus choquante que la coupure du portable en cas d’impayé… le principe des messages d’avertissement permet d’éviter ce désagrément. A l’inverse, une amende (ingérable) donnerait à l’internaute le sentiment d’avoir acheté son droit à télécharger illégalement… et l’argent collecté ne reviendrait même pas à la musique ! La Haute Autorité pour la Diffusion des Œuvres et leur Protection sur Internet (HADOPI) est une nécessité, qui garantira un échange équitable entre les créateurs et leurs amateurs sur le web.
J’aime la musique, j’écoute les artistes, même quand ils crient leur inquiétude… ”
Yves Duteil

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