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« Fragile »

Sixième extrait de l’album « (fr)agiles »…

Fragile…Message d’un père à sa fille, lettre d’amour et portrait à la fois, marque de tendresse et d’admiration, les bras et le cÅ“ur ouverts avec pudeur et discrétion. La vie pose sur nos fragilités un tumulte de questions, dont les réponses ne sont encore écrites nulle part. On ne peut être qu’un (re)père au dessus des déferlantes, un regard posé « comme un phare sur la jetée », qui éclaire sans conduire, une présence bienveillante, apaisante, un refuge..


« …T’aimer,
Comme on aime un enfant qui dort
Être une amarre dans tous tes ports
Sans pour autant monter à bord,
T’aimer toutes voiles dehors. »

(Photo Eric Vernazobres)

Cliquez sur la flèche ci-dessous pour écouter l’extrait de la chanson…

 
icon for podpress  Yves Duteil - (fr)agiles - 06 - Fragile (extrait): Play Now | Download

Madame Sévilla…

Cinquième extrait de l’album…

Paroles et musique Yves Duteil

L’histoire que raconte cette chanson est vraie. Elle s’appelait Jeanne, et c’était ma maîtresse de CP. En voyant les affiches à Avranches, elle s’est rendue au théâtre au moment des répétitions. Sa silhouette se découpait sur le fond de la salle, dans l’encadrement des portes grandes ouvertes. Elle a fait quelques pas… Madame Sévilla! Comme si une bulle du passé remontait à la surface, cette bouffée d’enfance, son regard bienveillant, son sourire… L’âge n’avait rien effacé. Pour lui rendre hommage pendant le concert, je lui ai dédié « Apprendre ». Lui chanter cette chanson fut pour elle et moi un moment d’une rare émotion, être ainsi mise à l’honneur dans sa ville, au milieu des siens, devait être une grande fierté. À la fin du concert elle semblait rayonnante et en pleine forme. Nous nous sommes écrit ensuite, et téléphoné, souvent. Je sais aujourd’hui combien elle a compté pour moi dans ces années où le regard de ceux qui nous aiment laisse une empreinte indélébile sur le papier sensible de nos cÅ“urs d’enfants.

« C’était au Cours Préparatoire
Récitations et cours d’histoire
C’était si loin mais d’un seul coup
Je me suis souvenu de tout… »

Année 1955/56 Madame Sévilla

Cliquez sur la flèche ci-dessous pour écouter l’extrait

 
icon for podpress  Yves Duteil - (fr)agiles - 04 - Madame Sevilla (extrait): Play Now | Download

« Ma Terre humaine »

Quatrième extrait de l’album…

(Musique : Jean-Pierre et Charles Marcellesi, Yves Duteil / Paroles : Yves Duteil)

 

Depuis toujours, les hommes sont envoyés loin de chez eux pour porter la paix au bout d’un fusil, défendre la civilisation sur fond de barbarie, ou imposer leur foi en bafouant ses principes. Depuis toujours, ceux qui en reviennent sont marqués à vie par le sang et les larmes. Après avoir célébré ses guerriers et ses conquérants, l’humanité commence à honorer les artisans de la paix comme de vrais héros d’aujourd’hui. Ces esprits rebelles à la violence se mobilisent pour déminer la planète, panser les plaies et « bâtir le monde à notre idée… »
Les images de cette chanson sont empruntées au monde d’hier autant qu’à celui d’aujourd’hui, elles ont leurs racines partout où des peuples se déchirent au nom d’une humanité qui oublie que son nom est aussi sa plus grande qualité…
« …Pour les dégâts collatéraux
S’adresser au dernier bureau
Au comptoir des bonheurs perdus
Le guichet ne désemplit plus… « 

Guitare d’Yves
La musique de « Ma Terre humaine » est le fruit d’une longue improvisation nocturne avec Jean-Pierre, sur la base d’un mélange d’arpèges à deux guitares composé avec son frère Charles il y a bien longtemps, et redécouvert avec bonheur sous nos cordes et nos voix mêlées…

(Photo Éric Vernazobres)

Pour écouter l’extrait de la chanson, cliquez sur la flèche ci-dessous

 
icon for podpress  Yves Duteil - (fr)agiles - 05 -Ma Terre humaine (Extrait): Play Now | Download

Chère Ingrid Bétancourt…

Les 21 et 22 Février prochains, (à 14h30) je chante à Lille au Théâtre Sébastopol où nous avons déjà partagé tant d’émotions… Le concert du 22 sera dédié à Ingrid Bétancourt, dans le cadre d’une opération « 100 concerts pour Ingrid » à l’initiative de Pierre Martial et du collectif « 100 artistes et écrivains pour Ingrid Bétancourt » dont je fais partie aux côtés de Renaud et de bien d’autres. (www.sos-betancourt.com) Loin de toute idée de collecte, il s’agit simplement de manifester notre soutien à la cause des otages colombiens, et à travers eux, de tous les otages retenus malgré eux pour des raisons politiques, idéologiques ou autres… Ma dernière chronique parue dans « Panorama » ( Février 2008), est une lettre à Ingrid :

Chère Ingrid,

Votre lettre du bout du monde, écrite au plus profond de la jungle, est bouleversante. Je vous tutoyais par affection dans mes pensées, je vous vouvoie à présent, comme une marque de respect envers une résistante, une âme rebelle. Ces lignes écrites en captivité, révèlent un esprit libre. Vos entraves physiques, l’isolement et l’inaction n’ont rien émoussé de votre détermination, votre lucidité est toujours intacte, votre générosité en éveil. Cinq années de silence viennent de se combler d’un débordement d’émotion où se lisent en filigrane le courage, la tendresse, une volonté farouche de survivre et d’aimer. Ce « gaspillage lugubre de temps inutile » aiguise sans doute encore davantage votre envie d’agir. Dans ses mémoires, Alfred Dreyfus écrivait que ce qui l’avait maintenu en vie à l’île du Diable, où il est resté prisonnier cinq ans, c’était « l’intangible souveraineté de l’âme ». Votre conscience n’a rien perdu de sa grâce, votre amour s’est concentré, vital, comme un soleil au bout du tunnel. Pour Mélanie, Lorenzo et tous les vôtres, le sentier est étroit, mais il existe. Et votre cœur bat si fort, si près et si loin. Votre lettre prend une dimension universelle pour chacun de nous. Elle est la preuve que la force de la pensée peut nourrir l’espérance, et fait de votre prison un symbole de liberté. Le cœur en vigilance, vous ne désirez rien, mais vous rêvez tout. L’espoir ne vous a pas quittée, sa lumière est sous vos paupières, votre calvaire est peuplé de chansons d’anniversaire, votre inaction forcée est bercée de curiosité, votre seul luxe est de vivre. Dans cette lutte inégale, votre faiblesse nourrit notre détermination à vous ouvrir la route. Cette forêt de contradictions et de malheur met la noblesse des sentiments au-dessus de l’aveuglement, de la violence. Dans cette logique de guerre qui parvient à vous emprisonner au nom de la liberté, à semer la mort au nom de la paix, à vous faire taire au nom de la démocratie, à vous asservir au nom de l’égalité, votre fragilité est la lueur de notre espérance en l’Homme, en la fin de ses errances barbares, de son orgueil dévastateur. Émue aux larmes par vos lignes, votre armée pacifique autour du monde, près de vos enfants courageux et admirables, prépare la haie d’honneur pour accompagner votre retour. Vous avez exposé votre liberté pour défendre la nôtre, risqué votre vie pour bâtir un monde plus juste. Votre voix silencieuse, venue du fond de la jungle humaine, a porté plus loin que jamais.

Si j’entrais dans ton coeur…

Troisième extrait de l’album

Yves au YukuleleLa porte des coeurs ne s’ouvre que de l’intérieur. Mais parfois, un peu de lumière s’en échappe et laisse entrevoir une part du mystère. On peut alors imaginer un voyage fabuleux à travers la réalité des sentiments, dans l’espace le plus secret de celle qu’on croit connaître « par coeur ».

J’ai voulu ainsi rendre hommage à cette inconnue si proche, qui m’a offert un jour le reste de sa vie, et poser des mots tendres sur ces images fragiles. Je lui dédie ces vers, écrits sur la pointe des pieds…

« Si j’entrais dans ton coeur sans y être invité

Je ferais en douceur le tour de tes pensées

De tes jardins secrets, et dans ce que j’ignore

Je te découvrirai beaucoup plus belle encore… »

Cliquez sur la flèche ci-dessous pour écouter l’extrait

 
icon for podpress  03 - Si j’entrais dans ton coeur (Extrait): Play Now | Download

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