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Route Sept Iles a Trois Rivieres

Sur la route de Sept-ÃŽles à Trois Rivières (700km) on ne sait plus où donner des yeux. Entre le Saint Laurent qui borde la forêt comme une mer à perte de vue et la multitude de lacs qui surgissent au sommet des côtes, la beauté est partout. Les cimes des arbres serrées comme un tapis alternent avec les chutes bouillonnantes qui jalonnent la rive nord du fleuve. C’est grandiose. Torrent 3Je n’ai pas emporté mon appareil photo, et celui de mon téléphone ne peut rendre la profondeur lumineuse de ces visions fulgurantes, puissantes.  Julien notre éclairagiste, a pris son Nikon…  Ici la nature est omniprésente, écrasante. Les pionniers de ce nouveau monde se devaient d’être des hommes rudes à la tâche, des âmes solides. Sept millions aujourd’hui sur un espace de sept fois la France. Un ouvrage colossal. Face à un tel défi, on éprouve un sentimMaraisent d’humilité. Le spectacle est permanent. La route tracée au cordeau a creusé à travers ces tableaux vivants des milliards de tonnes de terre et de roches concassés, planté des pylônes géants pour apporter l’énergie, déblayé des montagnes de neige et de glace, usé des générations de bras pour ouvrir le passage. Dix heures de route pendant lesquels nos regards se croecureuilisent, remplis de cette lumière comme devant un chef d’œuvre. Nos tournées hivernales ne laissaient voir que du blanc. Ce printemps québécois est une découverte, sous le soleil de mai.

Et toujours, un public frissonnant, affectueux, soufflant le chaud et le tendre, riant aux éclats, nous renvoyant en écho les vagues d’un accueil bienveillant, d’heureuses retrouvailles, et d’un partage encore plus fort…

Lac

Barques 2

Bord lac

Photos Julien Bony

Cliquez sur les photos pour les agrandir…

13 Réponses à “De Sept ÃŽles à Trois Rivières…”

  1. le 13 mai 2010 à 10:44 Annie et Véro

    Cher Yves,

    Magnifiques photos. Merci pour ce partage.
    Amitiés à Noelle.

    Nous vous embrassons.

    Annie et Véro de Belgique (du TGV).

  2. le 13 mai 2010 à 12:45 Annelore

    A voir et « Canada » ne peut me faire empêcher de penser à un documentaire de je ne sais plus qui, quand: complément d’Enquête?
    A ces pauvres Indiens qui ont bêtement accepté un contrat et qui aimeraient aujourd’hui récupérer leur argent pour sauver la Nature. Ce n’est par là-bas qu’on extirpe à ciel ouvert du pétrôle et autres? Où la Nature en paye le prix?

  3. le 13 mai 2010 à 13:37 Hélène

    Bonjour Yves, Bonjour Noëlle, Bonjour à tous,

    Ces belles images de la nature canadienne, et en particulier celle de cet adorable petit écureuil juché sur une barrière de bois m’ont conduite à prendre un peu de recul et à réfléchir sur des évènements récents.

    Pour une raison quelconque, ce brave écureuil m’a fait penser à cette colonie de castors canadiens qui a déployé des efforts titanesques pendant des décennies (depuis 1975 semble-t-il) pour ériger un immense barrage, le plus grand du monde aux dernières nouvelles. On s’accorde à penser que plusieurs générations de ces vaillants rongeurs se sont attelées à la construction et à l’entretien minutieux de l’édifice et ont même entrepris de bâtir de nouvelles digues, qui pourraient porter la dimension totale du barrage à 950 mètres d’ici une dizaine d’années.

    Là, il convient de s’incliner devant la constance et l’intelligence de ces petites bêtes, qui savent d’instinct que rien de ce qu’elles bâtissent ne pourra perdurer sans entretien, sans que la génération suivante ne se contente pas de jouir de ce que ses prédécesseurs ont réalisé sans apporter elle-même sa pierre (ou son rondin de bois…) à l’édifice.

    Une colonie de castors serait-elle donc moins stupide que nous, pauvres représentants de l’espèce humaine ?

    On pourrait faire le parallèle avec quelques digues prêtes à céder, avec ces voies de chemin de fer régulièrement interrompues car le ballast demande grâce et ces lignes électriques qui cèdent sous la pression d’une utilisation effrénée sans entretien suffisamment régulier… Je limiterai là mes exemples, car chacun d’entre vous connaît dans sa région un ou deux édifices érigés pour le bien de la communauté qui mériteraient que l’on procède rapidement à quelques réparations urgentes, mais qui attendent le bon vouloir d’une assemblée locale, ou un financement, ou qui sait quoi, peut-être finalement une prise de conscience…

    À titre personnel, j’ai entendu récemment, au cours d’un forum de concertation à propos de l’édification d’un nouveau franchissement de la Garonne en amont de la passerelle Eiffel, un brave homme interpeller simultanément le Maire de Bordeaux et le Président de la Communauté Urbaine sur les dangers de la construction d’un nouvel édifice, quelle que soit sa nature. Les arguments de cet intervenant dans le débat ? «Si on construit un nouveau pont, on court le risque de devoir repayer ensuite, et le pont d’Aquitaine nous a déjà coûté assez cher quand il a fallu en changer les câbles». Nos élus (de tous bords) ont eu la présence d’esprit de rappeler l’impérieuse nécessité d’entretenir tous les ouvrages d’art y compris (et surtout…) ceux que nous ont légué les générations passées.

    Mais ma réflexion ne se limite pas à l’architecture.

    Dans toute civilisation digne de ce nom, les ouvrages du passé doivent être conservés, entretenus, restaurés, maintenus dans la mémoire collective. Il en va de même pour les œuvres intellectuelles. Notre pays ne serait pas aujourd’hui ce qu’il est sans le génie de Voltaire, les lumières de Montesquieu, la fantaisie de Rabelais et de Molière, le lyrisme d’Hugo ou de Zola. Ce qui m’inquiète, depuis plusieurs années, c’est de voir ces auteurs souvent délaissés sur les bancs du collège et parfois du lycée, au profit de textes qualifiés de «plus accessibles», fréquemment extraits de la presse. La tâche d’un pédagogue médiateur du savoir n’est-elle pas justement de rendre accessible le génie des grands auteurs au plus humble de ses disciples ? Personne ne peut prétendre élever l’esprit du plus grand nombre en le privant de découvrir les oeuvres majeures du passé, car cela reviendrait à laisser ces chef-d’œuvres s’éteindre faute d’entretien et à laisser les jeunes esprits en jachère faute de culture.

    Cher Yves, dans votre petit message, vous rendez hommage à ces générations d’Hommes qui ont usé leurs bras à tracer ces routes dans les forêts canadiennes. Comme vous avez raison. Et comme je voudrais pouvoir penser que les générations d’Hommes qui nous ont précédés n’ont pas travaillé en vain pour établir les principes moraux de la démocratie. C’est un autre combat, mais là aussi, il convient de ne pas renoncer, de ne rien laisser à l’abandon.

    Si ces routes canadiennes n’étaient pas patiemment et continuellement entretenues, surtout après un hiver particulièrement rigoureux ou une tempête violente, le passage creusé par ces hommes dans la nature aurait tôt fait de se refermer. Quand vous entendrez parler d’un vieux métier qui se perd, d’un savoir-faire bientôt disparu, d’une langue récemment éteinte ou d’un pont plusieurs fois centenaire à deux doigts de s’effondrer, pensez aux castors canadiens et demandez-vous si ces braves bêtes auraient laissé faire cela…

    Tout cela dit, je suis si contente d’enfin avoir pu lire le nom de la ville de Bordeaux parmi les prochains concerts ! Bon, cela manque encore de précision, puisque nous ignorons toujours le lieu et l’heure, mais ce n’est pas bien grave.

    Bonne fin de tournée au Québec, cher Yves, et rapportez-nous encore de belles images et de jolis souvenirs…

    Amitiés à tous, Bravo au talentueux photographe amateur pour ces belles images et Grosses Bises à Yves et Noëlle.

    Hélène.

  4. le 13 mai 2010 à 20:05 eMmA

    Merci pour ce reportage et ces belles photos.

    Bonne et belle route pour la poursuite de votre tournée!

    A bientôt,
    eMmA

  5. le 14 mai 2010 à 8:13 Nicolas THIERRY

    Julien Bony…

    Peut être l’ai je croisé quand tu es venu à Nuits-Saint Georges Yves ?

    Bravo à lui pour ses superbes photos. Une fois de plus l’occasion de te dire Yves que tu as trouvé une équipe en or dont tu ne dois pas te séparer ! Merci encore à Julien Bony pour avoir apporté cette nouvelle palette de couleurs de qualité à « notre langue de chez nous »

    Je vous embrasse tous

    Nicolas (Dijon)

  6. le 14 mai 2010 à 12:59 JOLY Mathias

    Je suis content pour vous que votre voyage au Québec se passe bien. Les paysages sont magnifiques. ON dirait des trésors que l’on ouvre.

    A bientôt en France. Vous nous manquez

  7. le 14 mai 2010 à 18:29 Aimée Rocalle

    à l’ignorance de Annelore,
    la nature du Québec est fort bien protégée par législation et il n’y a pas de pétrole au Québec.
    Nyctale

  8. le 15 mai 2010 à 1:16 Pierrette (abonné)

    Entre les lignes entre les mots j’ai ressenti la fierté d’appartenir à ce pays, cette province que vous décrivez si bien où je suis installée depuis plus de 30 ans maintenant..Merci Yves. Au bonheur de vous revoir.. Amitiés chaleureuse à vous et Noëlle.
    Pierrette (Longueuil sans rumeur..)

  9. le 16 mai 2010 à 10:44 evelyne vanderplaetsen

    Cher Yves et Chère Noëlle,
    Merci pour ces magnifiques photos qui me rappellent mon magnifique voyage au Québec en 2008. J’espère y retourner l’an prochain car j’ai vraiment eu un coup de coeur pour ce pays.
    Bon retour et à Bientôt en Belgique.
    Bisous à tous les deux.
    Evelyne V.

  10. le 16 mai 2010 à 16:31 tomasi

    merci yves pour ces retours du québec.
    je suis aussi une passionnée de cette « belle province »
    j’ai maintenant des amis là-bas à Québec et à l’Assomption où tu as chanté j’espère qu’ils ont pu venir te voir car j’ai constaté ,encore l’an dernier lors de mon séjour que tu es dans le « patrimoine » de la chanson!
    côté chanson, les québécois sont très intéressants
    moi, j’adore le groupe « les cow-boys fringants », pas vraiment ton registre encore que.. si on éconte la chanson « 8 secondes » sur l’environnement ou  » les étoiles filantes »
    encore merci de tes mots qui me touchent beaucoup; encore plus quand c’est sur le québec comme dans cette émission de vivement dimanche cet automne..;

    Bon retour , amicalement

  11. le 17 mai 2010 à 10:49 Jocelyne-Jane

    Wow…
    Merci de nous partager ce printemps québécois et ces moments inoubliables passés auprès de ce « vieux pommier » qui donne toujours de si belles et si douces pommes !
    Pour un peu on deviendrait « jaloux » de tout ce que vous vivez… je plaisante bien sûr… enfin, il me semble ??? sourire
    Et si je puis oser un « reproche » très personnel :
    comment se rendre dans une si belle contrée et « oublier » son appareil photo ???
    Qu’auriez-vous fait sans votre Julien ???
    C’était taquinerie amicale.

  12. le 24 mai 2010 à 23:18 Suzanne Alarie (abonné)

    Cher Yves. je suis allée voir tous les spectacles que tu as donné à Trois-Rivières. Le dernier du 12 mai était le plus impressionnant. Ta voix n`a jamais été aussi belle . Les paroles de  » Si j`étais ton chemin  » étaient sublimes. Les autres nouvelles chansons étaient remarquables. La musique, les arrangements et la mise en scène étaient extrêmement bien. Le tout était très émouvant et nous a fait beaucoup de bien. Je vous souhaite à toi et Noëlle un très bon chemin. Suzanne

  13. le 26 mai 2010 à 14:25 mariel19

    bonjour Mr Duteil
    merci pour ces quelques photos partagées avec nous.Quelle « jolie région de France »! Je suis heureuse pour votre rencontre d’exeption avec mr Vigneault
    A bientôt

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