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Les chroniques de Panorama ont été mises à jour…
Note: Les liens pour février et juin 2009 sont réparés, pas de problème constaté pour juillet.
L’administrateur

11 Réponses à “Les chroniques de « Panorama »”

  1. le 27 décembre 2009 à 15:05 matiti

    Superrrrrrrrrrrrrrrrrrrr cadeau de Noël !!!!!!!!!!
    Bravo et merciiiiiiiiiiiiiiiiiiii
    Elles sont pour la plupart une source philosophique inépuisable de méditation.
    A bientôt
    Matiti,fan des chroniques depuis l’été 2002.

  2. le 27 décembre 2009 à 15:28 matiti

    Yves, Noëlle

    Blog à part … donc remarque à part pour l’administrateur: la chronique juin 09 ne s’ouvre pas et celle de juillet apparaît dans un autre format.
    Merci
    MChristine

    Merci Marie-Christine, les chroniques de juin et juillet sont « réparées », et celle de février ne va pas tarder à l’être aussi…
    Bises

  3. le 28 décembre 2009 à 13:10 Pépin

    Bonjour,

    Bravo pour votre article , il est trés bien

    Bonne fêtes de fin d’année a vous tous

    Pierre

  4. le 28 décembre 2009 à 20:13 eMmA

    Bonne nouvelle, en effet.
    Que du bonheur pour de futures réflexions emplies de profondeur et d’élévation de l’esprit.
    Merci.
    eMmA

  5. le 31 décembre 2009 à 17:27 Hélène

    Bonjour Yves, Bonjour Noëlle, Bonjour à tous,

    Quelques mots de plus, dans un autre chapitre, pour vous souhaiter à tous une excellente année 2010, pleine de joie, de «soleils sur vos agendas», et faite de mille petits bonheurs échangés sur le « Blog à Part »…

    En espérant que tout fonctionnera bien, cliquez sur le lien ci-dessous et… visez bien les ballons ! (J’aurais préféré un nounours francophone, mais… bon !)

    http://web.icq.com/friendship/swf/0,,16961_rs,00.swf

    Encore une fois Bonne Année à tous, et spécialement à Yves et Noëlle.

    Amitiés,

    Hélène.

  6. le 1 janvier 2010 à 21:57 Josette

    Bonjour Yves, Noëlle et tous les amis du blog,

    À tous, je souhaite en ce début d’année, un chemin parsemé de lumière, d’harmonie, de paix du coeur et de mots d’amour pour tous.
    Yves, tel un phare, éclaire nos vies et laisse sa trace.
    À nous de suivre l’exemple…
    Amitiés et chaleureuses pensées à chacun et chacune d’entre vous et un sincère merci à Yves et à Noëlle pour leur générosité et leur grandeur d’âme.
    Josette

  7. le 4 janvier 2010 à 16:06 Annick Voynet

    Chers Yves,Noëlle et tous les amis du Blog,
    Que toutes les petites joies,les petites réussites du quotidien vous donnent le sourire et rendent votre regard lumineux ! C’est ce que je souhaite à chacun d’entre vous pour cette année 2010 !
    Amitiés.

    PS:La lecture des chroniques sera une de mes »petites joies ».

    Annick.

  8. le 5 janvier 2010 à 13:50 Thierry M.

    Chers Yves, Noëlle et tous les auteurs de mots délicats,

    Ohé ! « les petites joies », « les soleils sur l’agenda », « les mains [qui] applaudissent et parfois se taisent dans un profond respect », « le Green Watching » en clair sans décodeur ! Bonne année à tous, que cette année nouvelle soit pleine de curiosité… et de fraternité !
    Marmande, là sous ma fenêtre, complet depuis au moins trois semaines ! bah ! le rendez-vous est manqué, je me réjouis tout de même de votre succès !

    Thierry

  9. le 5 janvier 2010 à 21:21 Rachel (de Paris)

    Bonsoir Noëlle, Yves et tous les amis du blog,

    Tout d’abord, je vous souhaite à tous, ainsi qu’à vos familles et vos proches, une très bonne année, ainsi qu’une très bonne santé.

    Il y a quelques minutes, j’ai pris en main le livre que j’ai commencé à lire il y a 4 ou 5 jours (afin de continuer ma lecture). Et en le prenant, cela m’a fait penser qu’aujourd’hui était un bien triste anniversaire : il y a 115 ans, le Capitaine Alfred Dreyfus subissait l’humiliation de la dégradation.

    Si j’y ai pensé en prenant ce livre, c’est pour la bonne raison que son titre est : «Cinq années de ma vie», écrit par Alfred Dreyfus lui-même, en 1901, c’est-à-dire 2 ans après son retour de l’ile au Diable, mais 5 ans avant sa réhabilitation.

    Juste avant Noël, Roseline nous parlait (dans l’article «(fr)agiles, l’aventure continue… à Paris») d’un livre qui éditait toutes les lettres qu’Alfred et Lucie se sont échangées pendant ces 5 années. J’ai le bonheur d’avoir ce livre, sans avoir pris, jusqu’à maintenant, le temps de le lire. Étant en congé pour quelques jours, j’ai voulu mettre ces jours à profit et je me suis plongée dans ces lettres. Dès les premières pages, j’ai vu qu’il y avait souvent des références à «Cinq années de ma vie». Puisque j’ai aussi ce livre dans ma bibliothèque, je me suis dit : commençons par le «commencement».
    Donc, depuis 4-5 jours, je suis plongée dans «Cinq années de ma vie».
    Je conseille à tous ceux qui veulent en savoir plus sur le Capitaine Dreyfus, sur ce qu’il a vécu et ressentit pendant ces 5 années, de le lire (mais je préviens les âmes sensibles, comme moi : prévoir un paquet de mouchoir à côté du livre).

    Dès son arrestation, Alfred communiquait avec Lucie par lettre. Lorsqu’Alfred était à la prison de la Santé (Yves, il me semble que c’est à cette prison que vous pensiez, lorsque vous avez écrit «Le mur de la prison d’en face» ?), ils s’écrivaient tous les jours (voire plusieurs fois par jours). Certaines lettres (écrites depuis la prison de la Santé, puis de l’île de Ré) se trouvent dans «Cinq années de ma vie». A un certain moment, Lucie a eu le droit de rendre visite à Alfred deux fois par semaine.

    Après l’une de ses entrevues, Alfred écrit à Lucie : «Je tremblais sur mes jambes en descendant, mais je me suis raidi pour ne pas tomber par terre d’émotion. A l’heure qu’il est, ma main n’est pas encore bien assurée : cette entrevue m’a violemment secoué. [...] Ne crois pas pour cela que mon âme soit moins vaillante ni moins forte, mais le corps est un peu affaibli par trois mois de prison…»
    Cela ne vous rappelle rien ? «Lucie, mon corps est à genoux, mais mon âme est debout» («Dreyfus», composé et interprété par un certain… Yves Duteil)

    Il est arrivé une semaine où Lucie n’a pas pu venir car elle était malade (le médecin lui avait interdit de quitter le lit). Un soir (le 17 janvier 1895) de cette semaine, après l’extinction des feux, Alfred fut emmené, sans être prévenu, à l’île de Ré. Il quittait donc Paris sans avoir revu une dernière fois Lucie, qui, elle-même, n’était pas prévenue non plus de ce départ précipité.

    Ce fut à peu près le même scénario lorsqu’Alfred fut emmené de l’île de Ré aux îles du Salut (tout d’abord sur l’île Royale, puis sur l’île au Diable, ou il y restera jusqu’en juin 1899). Alfred Dreyfus quitta l’île de Ré le 21 février 1895, alors que l’après-midi même, Lucie était venu lui rendre visite… pour la dernière fois (mais à ce moment-là, aucun des deux ne le savaient).

    Dans ce livre, à partir du moment où Alfred est sur l’île au Diable, il n’y a plus aucune lettre (puisqu’il existe un autre livre pour cela). Mais Alfred a tenu un journal pendant les 2 premières années (jusqu’à l’automne 1896).
    Il y décrit les conditions de détentions, de vie : comment il doit lui-même se préparer ses repas (donc faire du feu pour faire cuire la nourriture qu’on lui apporte… mais avant de faire ce feu, il doit lui-même couper le bois), faire sa propre lessive, etc. La nuit, les gardiens se relaient toutes les heures pour le surveiller (car il est surveiller 24 heures sur 24). Et à chaque heure de la nuit, il est réveillé (lorsqu’il a réussi à s’endormir) par le bruit des clefs et des portes. La chaleur, sur l’île, est insoutenable. Lorsqu’il sort de sa case (en général toute la journée, jusqu’à 18h, heure du coucher du soleil), il n’y a pas d’arbre pour se mettre à l’ombre. Il ne doit adresser la parole à personne (c’est-à-dire les gardiens), et les gardiens ne doivent pas non plus lui parler, ni répondre à ses questions. Il reçoit très irrégulièrement le courrier que continue de lui adresser Lucie (cela devient une «rengaine» : «aujourd’hui, toujours pas de courrier…»). Et lorsqu’il reçoit le courrier, c’est souvent avec 3 ou 4 mois de retard.

    Mais le plus touchant, le plus émouvant, le plus bouleversant, ce ne sont pas tous ces gestes quotidiens qu’Alfred décrit, mais ce sont toutes ses pensées qui lui traversent l’esprit.

    A plusieurs reprises, il dit désirer en finir avec la vie. Il ne supporte pas ces conditions de vie. Mais à chaque fois, il se reprend immédiatement en pensant à Lucie, Pierre et Jeanne (Pierre et Jeanne sont les enfants de Lucie et Alfred). Et le plus incroyable, alors qu’il souffre le martyr physiquement (mais aussi moralement en pensant à sa famille), il se soucie plus des souffrances de sa femme et de ses enfants que des siennes. Il tient à survivre, afin de pouvoir laver son honneur, son nom, mais pas pour lui, pour sa femme et ses enfants, qui portent également ce nom. Tous les jours, il pense bien sûr à eux. Pas une seule page du livre ne contient le nom de Lucie.
    En mai 1895 : «Accepte ton sort jusqu’au jour de l’éclatante lumière, il le faut pour tes enfants». Toujours en mai : «Ah ! mes enfants ! Je suis comme la bête qui veut d’abord qu’on passe sur son corps avant qu’on atteigne ses petits».
    En juin 1895, il reçoit des lettres de Lucie, de sa famille, qui sont datées de fin mars : «Comme on sent la douleur, le chagrin épouvantable de tous, percer entre chaque ligne. Je me reproche encore davantage d’avoir écrit, au début de mon arrivée ici, des lettres navrantes à ma femme. Je devrais savoir souffrir tout seul, sans faire partager à ceux qui souffrent déjà assez par eux-mêmes mes cruelles tortures». Quelle abnégation !!!
    En août 1895 : «Ces secousses m’épuisent et aujourd’hui je suis brisé de corps et d’âme. Et cependant je vais écrire à Lucie, lui cacher mes douleurs, lui crier courage. Il faut que nos enfants entrent dans la vie la tête haute et fière, quoi qu’il advienne de moi».
    Si le Capitaine n’avait pas été marié et n’avait pas eu 2 enfants au moment de son arrestation, je ne suis pas sûre qu’il ait dépassé le cap de l’île de Ré.

    Au début, Alfred écrivait tous les jours dans son journal, parfois, plusieurs fois par jour. Mais à partir de l’automne 1895, il n’écrit plus tous les jours. Cela s’espace encore plus en 1896 (il n’a rien écrit entre le 5 avril et le 26 juillet 1896). On sent l’épuisement, pas seulement par ce manque de régularité, mais par la longueur des textes qu’il écrit chaque jour (de plus en plus court).

    Et le 6 septembre 1896, stupeur ! Non seulement il apprend, dans la journée, qu’il ne pourrait plus se «promener» (c’est le mot qu’il utilise) dans la partie de l’île qui lui est réservé («je ne pourrai plus marcher qu’autour de ma case»), mais le soir même, il est mis aux fers ! Sans aucune explication ! Épuisé par cette dernière épreuve, c’est à ce moment qu’il a arrêté d’écrire son journal : «Aussi arrêtai-je mon journal avec mission de le remettre à ma femme. D’ailleurs, peu de jours après, tous mes papiers furent saisis».

    Je vais m’arrêter là… pour reprendre ma lecture…
    Mais je tenais à partager avec vous ces «quelques» lignes du Capitaine, écrites dans des conditions que peu de personnes pourraient supporter. Mais lui, il les a supportées pour sa femme, pour son fils Pierre, pour sa fille Jeanne.

    Désolée d’avoir été si longue, encore une fois, mais c’est un peu, pour moi, une façon de lui (leur) rendre hommage, en ce triste jour anniversaire.

    Bonnes soirée et grosses bises à tous.

    Rachel

    Référence du livre d’où sont tirés tous les extraits cités :
    «Cinq années de ma vie – 1894-1899» par le Capitaine Alfred Dreyfus
    Préface de Pierre Vidal-Naquet
    Postface de Jean-Louis Lévy
    Éditions : La Découverte/Poche

  10. le 8 janvier 2010 à 10:33 bonnerot

    Bonne année à toi et à ta charmante épouse NOELLE qui sait si bien t’inspirer, plein de bonnes choses pour 2010 et surtout la santé, n’attends pas encore 7 ans avant de nous enchanter avec un nouvel album, amicalement

  11. le 26 février 2010 à 13:04 Fourré MarieChristine

    Quelles pépites trouvées aujourd’hui encore dans cette « mine d’or » qu’est « en passant » attendue chaque mois !!! Des « mots-pépites » sans prix qui me font dire à chaque fois « mais comment fait-il pour choisir les mots justes à ce point? « Ces « mots-pépites »ne s’expliquent pas, ils sont les fruits d’un artisan-amoureux de son art et d’un homme en quête de vérité spirituelle .
    MERCI Yves, MERCI Noëlle, présence équilibrante indispensable auprès de l’artiste.

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