« Où vis-tu Pauline… ? »
Le 4 avril 2008 par Yves Duteil
Onzième extrait de l’album « (fr)agiles
(Paroles et Musique Yves Duteil)
Recherche « Pauline », désespérément… Je te chante aujourd’hui pour offrir une voix à celles qui, un jour, victimes de la violence conjugale, doivent s’évanouir dans la nature pour échapper au coup fatal, pour celles dont le silence n’est plus qu’un souffle de désespoir, et qui ne peuvent plus compter que sur elles seules pour survivre. Nous avons accompagné ton parcours du risque, mesuré le gouffre qui s’ouvrait sous tes pieds à chaque fois que tu tentais de réagir pour arrêter la brutalité, le drame. Peine perdue. Tu ne nous as pas quittés, Pauline, où que tu sois, tu es avec nous. Si tu aimes toujours Stephen King, tu sauras qu’on pense à toi à chacun de tes anniversaires, et chaque fois qu’il publie un nouveau roman… C’est juste qu’on ne sait plus où te l’envoyer…
« Où vis-tu Pauline à présent
Fais-nous signe si tu m’entends
Quatre fois les roses ont fané
Depuis que tu nous as quittés… »
Pour écouter l’extrait de la chanson, cliquez sur la flèche ci-dessous :

















Cher Yves,
La journée commence bien avec il est vrai un peu de soleil au dehors…
Et puis ce nouvel extrait qui me procure dès la première écoute une émotion particulière, la même déjà ressentie pour ta chanson « Pour que tu ne meures pas » dans le précédent album en 2001 .
Une chanson forte sur un sujet grave et hélas trop souvent au coeur de l’actualité .
« Peut-être aurai-t’il suffit
qu’on regarde d’un peu plus près ta vie » …
De quoi nous faire tous réfléchir .
J’espère que cette chanson sera mise en lumière par les médias .
A ce soir à Bois-Colombes…
Finalement le soleil va briller jusqu’Ã tard dans la nuit !
Affecteusement
Yvonnick
Bonjour, vivement la sortie de l’album que l’on puisse écouter la suite de chacune de vos nouvelles oeuvres. Cette dernière est émouvante, pas facile de traiter ce sujet et vous le faites à merveille encore Bravo..
Bonjour;
sujet grave grave,chanson à écouter entière pour mieux la comprendre je pense,même si ce début en dit déja long…
Amitié Yves;
Philippe.
quand on est pauline comment rester insensible à ce cri du coeur que vous lui lancez.au dela de toutes les humiliations et les souffrances physiques ou morales qu’elle a pu subir ce magnifique texte écrit pour elle l’aidera sans nul doute à se reconstruire.si tous les gars du monde…….étaient comme vous il n’y aurait plus jamais de pauline.chapeau l’artiste!et surtout merci à l’homme au coeur si genéreux que vous etes
Bonsoir Yves,
Mon Dieu cet extrait…. s’enfuir… quitter sa famille…. se cacher… pour ensuite juste essayer d’oublier ce passé… se reconstruire….. difficile, difficile !
« Les amours fanées »… la déchirure…..
Je mets tous ces points de suspension car le chemin est long très long, trop long et souvent ce passé qu’on veut oublier…. on n’y arrive pas, même si un nouveau bonheur est né.
Merci Yves il n’y a que TOI qui puisse exprimer ces sentiments, ces souffrances avec des mots si simples, si vrais….. qui ne sont souvent encore des maux…. oui des maux….
MERCI A TOI
Bonsoir
C’est très émouvant!
Parce qu’une chanson voyage d’une oreille à l’autre
j’espère qu’elle se posera sur son la sienne, comme
un oiseau sur une branche pour lui chanter votre
inquiètude; et elle vous fera un signe
à très vite au concert
Grosses bises
« Où vis-tu Pauline ? » Sur une île fragile ? Avec juste un peu de silence, une eau verte et profonde autour de vous ? « Où vis-tu Pauline ? » Sur une île ? Au bout du passé ?
Oui, c’est très beau, une espèce de prière. Les couleurs sont d’une grande pureté ! Il n’est pas de chagrin qu’un livre ne puisse consoler, disait Montaigne et Montaigne avait toujours raison. Lisez Stephen King ! Souvenez-vous du petit bonjour « (fr)agile » d’Yves ! Vous faites partie de son trésor d’où il tire une de ses oeuvres. Cela vous apaisera beaucoup…
Thierry
Pauline s’est « perdue »pour mieux se retrouver et se reconstruire…
Cette chanson, toute en délicatesse, est une main tendue vers Pauline et toutes celles dont le corps et le coeur souffrent. Merci pour elles.
Demain, mes pensées accompagneront plus particulièrement Ingrid qui souffre tant elle aussi !
Bises et amitiés. A bientôt.
Annick.
bonjour
je viens d’ecouter l’extrait de cette nouvelle chanson
quelle merveille
je ne peut m’empecher de prendre ma guitare et vous accompagner sur cette melodie superbe
merci et bravo
paul serero
O Yves,
que je me réjouis de pouvoir découvrir ce nouvel opus… mais vous restera-t-il donc une petite date disponible, un petit quart d’heure… allez… trois minutes… pour venir chanter au festival du Ceras en Belgique…
Il me semble qu’il est grand temps pour nous de venir prendre en otage ce moment de bonheur dans votre agenda
Il pleut encore par ici, sans doute de ne plus vous avoir vu depuis bien trop longtemps.
Alors, Ã vous entendre, avec les oreilles et le coeur tout entier.
Encore un sujet grave et déchirant traité avec tellement de tactes et douceur!!! C’est beau!!!
Des mots simples, une mélodie prenante et apaisante, votre voix rassurante,… On est ému!!!
Une perle se rajoute, a ce collier d’une valeur si rare,qui s’annonce comme votre prochain album!! Le meilleur? Peut-être…
Cher Yves
Je relis votre appel à Pauline,ce texte poignant qui amène l’extrait de la chanson.
Comment la retrouver? ce n’est pas sûr que cette chanson lui parvienne aux oreilles
Existe-t-il une autre Monique Le Marcy en radio? pour passer cette chanson sur les ondes,afin qu’elle
se reconnaisse.ou que quelqu’un de son entourage
comprenne
Vos chansons sont comme un baume sur les blessures
C’était pour ajouter à mon premier commentaire tellement l’émotion est grande
Je vous embrasse
Armony
Bonjour Yves,
Cette chanson-là , je l’attendais depuis le début de la découverte de l’album… Tu nous l’avais chantée lors de ton concert à Woluwé-Saint-Pierre (Bruxelles) au mois d’octobre dernier.
J’avais déjà été bouleversé, ce soir-là , par la beauté de ce véritbale chef-d’oeuvre tant sur le plan de la musique que du texte…
Je sais que dès demain, ton album passera en boucle à la maison et que je vais passer de tout grands moments…
Je pense que tu as laissé ma préférée pour la fin… Pauline, c’est superbe!!!
Pourquoi, diable, n’entend-on que si peu ce genre de chansons sur nos radios ou lors d’émissions de télévision? Est-ce trop bouleversant?
Je peux te garantir que ton album, tout mon entourage l’entendra… Et pas un peu…
Merci, sincèrement !!! J’ai hâte de voir le jour se lever et de profiter de mon temps de midi pour me précipiter chez mon « disquaire »… Et là ,…, quelle belle après-midi et quelle soirée je vais passer… Que du bonheur !
J’ai hâte de te voir sur scène…
Christian
Yves,
Merci pour ta prestation sur RTL, où nous avons pu entendre un petit morceau de cette chanson.
Je ne peux que penser à toute l’équipe de ton village si forte et si soudée qui respire la paix.
Je ne ferais que me répéter sur l’admiration que l’on te porte tous, Alors comme tout le monde vivement le 14 avril !
Je n’ai rien d’autre à ajouter, si ce n’est de l’espoir et mes bonnes pensées pour Pauline.
Courage.
Nicolas (Dijon)
Bonjour cher Yves…
Tout d’abord une pensée pour vous avec demain le coup d’envoi des concerts (fr)agiles et la presentation de l’album en integralité… quand je pense que ceux qui seront là repartiront avec l’album entre leurs mains alors que pour les autres il va falloir attendre encore 7 jours…c’est pas facile! mais on y est presque!!
Cette melodie, je l’ai ecoutée en boucle une dizaine de fois , et sous son apparente facilité,force est de constater qu’elle a « quelque chose »…une espece de spontaneité inspirée celle là meme qui s’impose à nous lorsqu’on cherche longtemps et qu’on ne trouve pas, puis…d’un coup, ça y est, on accepte les notes qui arrivent spontanement et tout le reste en découle facilement, et l’on se dit « c’est ça »!…
C’est ainsi que je la ressens cette chanson, dans son inspiration…
Merci…j’aime vraiment quand c’est vous qui composez. Pour moi, l’auteur est indissociable du compositeur, et je ne suis pas sur que j’aurais aimé autant toutes vos chansons anterieures si la musique n’avait pas été de vous.
Il y a une forte identité aussi dans vos musiques, avec un savoir faire, une patte qui n’appartient qu’à vous…
Bien sur, je comprends qu’en tant qu’artiste, vous ayez envie de rencontres et de partage en chanson,et je suis content aussi de vos collaborations puisque c’etait une envie chez vous…
A Marseille on vous embrasse, et rendez vous le 16 Ã Carnoux en provence!!
Pour moi, ce nouvel album contient 13 et non pas 12 chansons, puisque j’inclus « bravo et merci » ecrite pour Fugain…et dont le texte est vraiment classe…
J’aurais aimé que vous la chantiez dans cet album…mais bon, on ne peut pas reprendre un cadeau offert…ça ne se fait pas!!
A très vite!!
Dan
Bercé par une mélodie enchanteresse, le texte « Où vis-tu Pauline » pourrait-il devenir un appel et une aide pour toutes ces femmes bafouées, outragées, en détresse…
Je le souhaite vraiment!
Avec toute ma reconnaissance pour la profondeur de vos paroles.A bien vite l’album!
Je n’avais vraiment pas pensé que je mettrais un message sur cette chanson en particulier, bien que quand tu nous l’avais offerte à Verviers le 2 mars, elle m’avait touchée et fait frissonner, mais aujourd’hui mème il y a quelques heures à peine elle a prit son sens réel dans notre famille, nous tremblons pour notre petite fille de 5 mois… et je sais déjà que demain à Paris nous allons avoir beaucoup de mal à retenir nos larmes en la réecoutant. Mais je sais déjà que cette soirée de demain sera merveilleuse et un énorme soutien aussi.
merci à vous Noëlle et Yves merci d’être là .
Sonia
Plus que quelques heures avant le concert de ce soir. Encore un peu de patience.
Dans quelques heures, je rejoins Sonia et sa famille dans le train qui nous emmène à Paris via Bruxelles.
Partagée entre la joie de vous revoir et vous entendre « en vrai », cher Yves, et la tristesse de ce que vivent ceux qui souffrent de la violence de quelqu’un qui fut parfois très proche, comme dans le cas de Pauline, je porte avec Sonia et les siens, le sens de vos paroles avec une sensibilité particulière. Quelle tristesse.
Mais la joie du concert de ce soir nous porte.
A tout bientôt.
Chantal
Cher Yves,
Dans votre épilogue,vous nous remerciez pour notre fidèle amitié.A nous de vous remercier pour toutes ces années de bonheur passées et à venir.
Vous traduisez ce que nous ressentons et que nous ne saurions pas exprimer;vous le faites si bien à notre place;personnellement j’ai ressenti du réconfort et une grande sérénité,sans oublier que grace à vous on a envie de se sentir meilleur de jour en jour;vous nous tirez vers le haut. Pour votre grande générosité envers les enfants,ceux qui souffrent et vos démarches humanitaires,vous êtes pour moi:l’Abbé PIERRE de la chanson’(tant pis pour votre modestie)
très affectueusement
à samedi à Bergerac Armony
Cher Yves,
« Où vis-tu Pauline » m’a ‘gené’ aussi que « Pour les enfants du monde entier ».
Merci, Yves, parce que tu dénonces les sentiments cachés,les larmes et les cris étouffés de ceux dont les voix sont déjà fatiguées, de ceux qui pensent que l’espérence est un cadeaux qu’ils pensent jamais mériter.
Les enfants sans chemin, les femmes desésperées et seules, inconnues et mues…
Avec ‘Pauline’ tu leur ouvres les fenêtres fermées, leur donnes la volonté déjà oubliée de continuer, lutter, dénoncer, d’arrêter ce déstin vide et noir.
Je me souviens d’une femme au Dejazet qui t’a dit merci parce qu’elle est aussi un peu Pauline.
J’éspere que cet idéntification l’aide à faire de ses larmes une force énorme pour couper des liaisons tristes et continuer à vivre et à sourire.
Heureusement que tu t’occupes de ceux qui se croient perdus et leur donnes voix dans des chansons.
Amitiés
LÃlia et António Tavares-Portugal
Bonsoir
Demain soir l’émission « 66 minutes » est consacrée aux femmes battues .
Je trouve insupportable de se sentir impuissant devant cette misère.Et je forme des voeux pour qu’en 2009 les violences régressent
« Mais sans doute aurait-il suffi
Qu’on regarde d’un peu plus près ta vie »
Annie
« C’était une maman adorable… »
Elle s’appelait Tania je crois celle qui avait réussi à s’enfuir sans disparaître… celle qui, depuis des mois, vivait dans la peur, la terreur, se protégeait comme elle le pouvait, continuait de vivre pour son petit Ibrahima.
Cela n’a pas suffit puisqu’elle vient de mourir.
« Violence ordinaire contre laquelle personne n’a rien pu faire » ?
On comprend encore mieux pourquoi « Pauline » ne donne plus signe de vie. Disparaître oui, était sa seule chance de survie … mais à quel prix ?
S’effacer, tenter de tout recommencer, sans connaître vraiment la sérénité et la douleur d’avoir tout laissé derrière soi…
Que de souffrances !
Et pour combien, un tel calvaire ?
Que dire des enfants qui subissent ! Tous n’auront pas un grand-père pour leur dire « Si j’étais ton chemin… »
J’espère qu’elle a au moins cette chanson qui lui est dédiée, pour l’aider à tenir le coup dans les moments les plus difficiles.
Comme on aimerait quand même que, loin des regards, vous puissiez vous retrouver.
Un jour peut-être… ?
A toutes les femmes victimes de violences, sous quelque forme qu’elles soient, je voudrais dire ma solidarité, mon amitié, ma tendresse.
Je sais combien il est difficile, combien de temps il faut avant d’amener les autres à « regarder d’un peu plus près une vie »…
Je sais aussi quelle résistance il faut pour affronter le quotidien… alors que tant de gens pensent que les femmes violentées physiquement ou moralement, sont des femmes « soumises ».
Les « si j’étais toi… », les « tu devrais… » sont des blessures profonds infligées par des êtres animés de bonnes intentions… mais blessures qui renforcent les affreux sentiments de culpabilité et d’impuissance à se sortir de cet enfer !
Mes pensées s’envolent vers toutes les « Pauline », battues, outragées… et toutes celles, nombreuses aussi, privées de liberté malgré les apparences.
En général, ces femmes s’abritent derrière leurs sourires… leur moyen de résistance !
Bonne journée à vous.
Cher Yves,
Jeudi matin, une information sur RTL m’a fait bondir… Suivez le lien, lisez le texte, écoutez l’extrait et vous comprendrez sans mal.
http://www.rtl.fr/fiche/5949756696/arte-deprogramme-un-documentaire-apres-des-menaces-de-mort.html
Une Pauline ne suffit visiblement pas. Et encore, pour toutes les Pauline vivant cachées mais vivant encore, il y a des dizaines de femmes, et à présent de jeunes filles qui n’ont même plus cette chance.
Lorsqu’une voix s’élève pour témoigner, pour alerter l’opinion sur les dangers que courent les jeunes générations de filles soumises à la loi de «La Cité du mâle», cette voix est tout aussitôt étouffée.
Évidemment, ARTE ne pouvait pas maintenir sa programmation et mettre en jeu la vie de ces témoins rétroactivement muselés par la peur et les menaces. Mais n’est-ce pas, aussi, faire le jeu des tortionnaires mentaux de ces jeunes filles que d’obéir à leur diktat en ne publiant pas cette vérité dérangeante ?
J’aimerais seulement, ce matin, pour exprimer ma colère, vous livrer un texte que j’avais adressé à «Madame Figaro» qui l’avait publié en février 2003 :
«Ni putes, ni soumises», clament les filles des cités.
Étrange coïncidence entre le cri de révolte de ces jeunes filles et le décès brutal de Françoise Giroud, dont l’action au Secrétariat d’État à la condition féminine avait ouvert tant de portes aux filles de ma génération. Aujourd’hui, devenues femmes, notre égalité avec les hommes nous était devenue si évidente, si légitime, que nous n’aurions jamais imaginé que la génération suivante aurait à faire face à une discrimination plus sordide encore que celle, plus feutrée, qui frappait nos mères et nos grands-mères.
Mais voilà , au cœur de la grisaille du béton des cités de banlieues, des idées d’un autre âge ont refait surface, gangrenant peu à peu ces zones de non-droit dans lesquelles règent par la force et la menace de minables petits caïds en général tout juste capables de lire et d’écrire convenablement. Le jugement à la hache qu’ils portent sur les femmes trahit leur niveau d’inculture. Pour ces garçons, l’image offerte par les filles un peu coquettes est considérée comme provocante. Depuis plusieurs mois, je m’inquiétais de voir des jeunes filles d’abord, puis des femmes ensuite (inconscientes «victimes de la mode»), arborer une jupe enfilée sur leur pantalon. Cette lubie venue des cités trahissait déjà l’intolérance dont sont victimes les filles nées dans ce milieu. Porter une jupe, surtout si elle est courte, c’est provoquer, «être une pute», comme ces garçons munis d’œillères l’affirment haut et fort. Nous voilà au début du troisième millénaire, et des filles en réduites à ruser pour parvenir à afficher un semblant de féminité. Être une fille convenable, dès qu’on atteint l’âge nubile, c’est ne plus avoir le droit de sortir, filer doux sous le regard des «grands frères» et subir en silence.
De quel péché majeur ces jeunes filles se sont-elles donc rendues coupables pour mériter un tel traitement ? Aucun, si ce n’est avoir un profond désir de vivre normalement, de s’intégrer et de sauter dans le premier «ascenseur social» qui passe. La réussite scolaire souvent brillante de leurs petites sœurs effraie ces garçons, et il n’est de pire violence que celle inspirée par la peur. L’inculture et le sentiment d’infériorité refoulé se muent très facilement en dépit. Lorsque cette haine accumulée trouve un quelconque soutien, si ténu soit-il, dans une soi-disant tradition religieuse ou ethnique, il ne manque plus aucun élément à ce cocktail explosif pour que les femmes en soient les premières victimes.
La « Marche des Femmes », cette courageuse initiative de filles intelligentes contre une forme majeure d’intolérance qui colonise nos banlieues est une première lueur d’espoir pour elles de se reconstruire un avenir de femmes libres au pays des droits de l’Homme…
Aidons ces jeunes filles à faire comprendre à tous qu’elles ne laisseront personne fouler aux pieds leur dignité. Soutenons-les dans leur action avant que la soumission féminine ne soit devenue la norme dans ces zones dites de non-droit. Appuyons-les avant que ce nouvel obscurantisme ne gagne d’autres couches sociales, s’étendant comme une gangue d’ombre sur d’autres villes, d’autres régions. Agissons surtout avec elles avant que les générations suivantes puissent nous dire, un jour, «mais comment avez-vous pu laisser faire cela ?», comme de jeunes Allemands interrogent parfois leurs grands-parents.
Voilà . C’était en 2003. Devant la reculade (peut-être compréhensible…) d’ARTE, je me demande si un magazine, aujourd’hui, aurait le courage de publier ce même texte.
Nous sommes en 2010, et rien n’a changé. Bien au contraire, je crois que les choses ont évolué négativement. Parfois, j’aimerais ne pas avoir ces intuitions qui se révèlent souvent exactes. Je crains fort aujourd’hui que le combat de ces jeunes filles (si combat il y a encore…) ne soit désormais perdu, et que la soumission ne soit devenue la règle, comme je le craignais alors.
Hier, dans « Stop ou Encore », j’écoutais Jean Ferrat chanter « La Femme est l’avenir de l’Homme ». Quel dommage que les textes d’Aragon ne soient plus étudiés au collège car considérés comme trop compliqués pour ces «jeunes-là ».
À moins qu’il n’existe encore, quelque-part, quelques enseignants entrés en résistance contre le néant culturel ? Si ce n’est pas le cas, il serait plus que temps !
Voilà , cher Yves, mon gros coup de colère de la semaine. J’avais besoin de le partager avec vous et avec tous nos amis…
Merci à tous ceux qui ont eu le courage de me lire jusqu’au bout.
Grosses Bises à Yves et Noëlle.
Amitiés à tous,
Hélène.
Merci Hélène de raviver nos consciences.
Bravo pour votre texte.
eMmA
Moi aussi, chère Hélène, je dis bravo pour ce cri … ce cri qui ne s’applique pas qu’à ces jeunes filles croyez-moi, même si elles, sont en danger, parce qu’il s’agit de leur avenir, et de l’avenir de tous !
N’oubliez pas cependant, dans votre combat celles de ma génération, presque 60 ans, qui résistent et se battent encore pour leur liberté, nous sommes fort nombreuses … et pas issues forcément des cités… c’est dans tous les milieux que certaines femmes sont obligées de lutter pour exister !
C’est la Femme qu’il faut défendre car, comme vous, j’ai souvent l’impression qu’il faudrait bien peu de chose pour que tout bascule du mauvais côté.
Quant aux enseignants… j’ai appartenu à ce monde… celui de la maternelle et du primaire… (en des lieux socialement très différents au gré de nombreux déménagements)… là où les enseignants tentent d’inculquer les premières valeurs du « vivre ensemble »… et ça n’est pas une chose aisée, croyez-moi !
Ce métier est devenu tellement difficile avec tellement de contraintes « administratives » et « sociales » que ceux qui s’embarquent dans cette aventure ont toute ma sympathie et mon affection.
Je n’ai aucun regret d’avoir abandonné ce métier, pour lequel j’ai eu une véritable passion ! des heures et des heures de préparation, d’organisation, pour pouvoir être à l’écoute dans la journée, et le soir se rendre disponible pour les parents très souvent angoissés… avant de retrouver les siens pour lesquels vous n’avez plus suffisamment de patience ni de temps à consacrer.
Mais je comprends votre colère… je voulais seulement dire que chacun fait ce qu’il peut, me semble-t-il.
« La femme est l’avenir de l’Homme » disait Aragon… battons-nous, TOUS, pour qu’elle le soit vraiment !
Bien amicalement
Et oui, Jocelyne-Jane, chacun fait ce qu’il peut, mais à l’impossible nul n’est tenu.
C’est la raison pour laquelle, après 14 années d’enseignement (en particulier auprès d’adolescents dégoûtés du système scolaire normal qui avaient choisi la voie de l’apprentissage) j’ai tourné la page.
La fonction de l’enseignant n’est pas de remplir intégralement la mission des parents, mais de la compléter. Aujourd’hui, compléter n’est plus suffisant, et les contraintes que vous citez sont effectivement des freins à l’exercice de l’enseignement.
Comme le disait Yves un jour, « Le métier de parent est le seul pour lequel il n’est exigé aucun diplôme, aucun certificat, aucun permis spécifique. Or, quand il y a un accident dans ce métier-là , les conséquences sont terribles ».
Quant aux média, qui devraient avoir conscience de leur responsabilité en terme d’image et de modèles qu’ils véhiculent, comment les pardonner de se repaître du « buzz » créé par la réapparition sur scène d’un homme qui a tué une femme, même si la loi l’autorise désormais à le faire ? La discrétion et l’humilité ne semblent plus être des qualités très prisées aujourd’hui.
C’est juste une question de valeurs et de conscience. D’ailleurs, je serai curieuse de voir combien de lignes seront consacrées par notre quotidien régional au concert d’Yves ce soir à Bordeaux par comparaison avec la double page évènementielle du week-end dernier.
J’espère que cela demeurera une affaire purement Bordelo-Bordelaise et que la presse dans son ensemble aura la décence de ne pas commettre le même genre d’articles si la chose se renouvelait au plan national.
Il est bien difficile, aujourd’hui, d’être un honnête homme… et vous avez raison, Jocelyne-Jane, le danger n’est pas seulement dans nos cités.
Amitiés à tous,
A ce soir, Yves…
Hélène.
Bonjour Hélène,
Vous avez raison, à l’impossible nul n’est tenu… nous ne sommes pas obligés de tout gober, tout accepter !
J’ai souvent « tapé » sur le monde enseignant, grogné, râlé… surtout quand j’étais en charge d’enfants en échec scolaire… je me trouvais bien impuissante et surtout très seule… mais j’accomplissais ma tâche, avec passion.
Je ne maternais pas les parents, je les accompagnais.
J’ai tenu ainsi 36 années mais n’en tire aucune « gloire » juste celle d’avoir donné autant que je pouvais.
Maintenant que j’en suis sortie, de ce système, j’essaie d’avoir un regard plus positif sur ce monde de l’éducation et je trouve que les enseignants n’ont plus beaucoup d’espace pour pouvoir se consacrer à ce qui devrait être leur « mission » première.
Notre monde est en mutation.
Et le « métier » de parents devient lui aussi de plus en plus difficile à tenir.
Si de nombreux enfants pouvaient un jour dire à leurs parents « vous n’êtes pas mes modèles, mais mes repères »… hummmm… on peut au moins espérer que certains le pensent même s’ils ne l’expriment pas ? glupppssss
Je partage votre point de vue sur les médias… qui pourraient tant faire pour nous tirer vers le haut, « l’infiniment beau »… mais taisent l’essentiel et vont hélas vers la « facilité »…
Dites-moi, vous n’êtes pas « fâchée » ?
J’en serais « chagrinée » … mais pas désespérée !
Comme nous ne nous connaissons pas, je peux vous l’avouer, entre nous… puisque nous sommes entre nous : le monde de l’éducation m’a toujours fait un peu peur, ai eu des difficultés à y trouver ma place !!! chutttt…..
Ainsi ce soir vous avez la chance d’aller au concert d’Yves Duteil ?
Moi, c’était samedi dernier et depuis je surfe sur la vague de cette soirée magique. Avec des petits passages par le DVD ou les CD.
Suis une mamie, fidèle parmi les fidèles… mais qui n’a jamais échangé que trois mots avec ce magicien des mots ! Timidité ?
Bien belle soiré à vous !
Et… à une prochaine fois… peut-être ?
Jocelyne-Jane
Bonjour Jocelyne-Jane,
Fâchée, moi ? Mais pourquoi donc ?
Enfin si, un peu tout de même, mais pas après vous, car vous êtes pleine de bons sens et d’intelligence, mais plutôt à propos du fameux « buzz » médiatique dont je parlais plus haut…
D’ailleurs, j’ai la réponse à mon interrogation d’hier :
http://www.sudouest.fr/2010/10/09/l-artiste-maire-207233-722.php
Suivez le lien, pour une fois, l’article n’est pas si mal. Cela dit, vous pouvez compter les lignes, nous sommes loin des deux pages évènementielles dont je parlais hier. Mais enfin, il y a du progrès !
Merveilleuse soirée hier. Merci pour tout, Yves. Il y a des soirs, comme cela, où l’on se sent privilégiée d’avoir pu ne serait-ce que croiser votre regard, échanger quelques mots… Ce fut un vrai bonheur.
Amitiés à tous,
Grosses Bises à Yves et à Noëlle.
Hélène.
Hélène, Jocelyne-Jane,
Juste un petit mot en passant pour vous dire le plaisir de lire vos échanges si intéressants et intelligents et vous dire que vous avez bien de la chance d’être récemment allées à des concerts d’Yves.
Mais c’est vrai, reste le DVD quand on est « en manque »…
Bon diMAnche à tous,
eMmA
Ohhhhh ! mais dites-moi, je fais bien de passer par là moi !!!! Entre ce qu’écrit une Hélène et ce qu’ajoute une « Emma », je ne sais pas pourquoi, tout à coup, la fatigue de la journée semble envolée… me voici devenue Lucille emportée par ses libellules…. pas certaine que deux ou trois suffisent… ???
Merci mesdames !
Ah oui, le concert qui nous sort, pour un temps, de nos misères. Et le DVD… dans lequel puiser à volonté.
Et bien vite de se faire rattraper par la réalité. Ce n’est plus le vol des libellules mais celui du bourdon ! Mais non, mais non… tout va bien.
Bonjour ou bonsoir à celui et à celle qui font que nous parvenons, comme cela, à nous envoyer des clins d’oeil. Chère Hélène, c’est demain que je cliquerai sur le lien ! et chère eMmA je n’oublie pas ces enfants du Tamil Nadu…
Bien amicalement
Jocelyne-Jane
Voilà , j’ai cliqué sur le lien proposé par Hélène et j’ai lu l’article !
Bonjour à vous l’artiste-maire !
Depuis hier me trotte dans la tête « Quand les hommes vivront d’amour… » pas demain peut-être, ni après-demain ?
Et pourtant, que d’émotion en voyant ces hommes, les uns après les autres, sortir du ventre de la Terre où ils étaient prisonniers, un peu comme une naissance.
Quand les hommes veulent, ils peuvent…
Ne jamais désespérer ?
Quand les médias servent à nous montrer des gestes de Fraternité, c’est beau… rendons leur justice !
Leur reste, à ces hommes, à apprivoiser toutes ces traces laissées par une telle « aventure ».
Certains en sortiront grandis, seront allés à la rencontre d’eux-mêmes… d’autres resteront avec des angoisses, des traumatismes… aucun n’en sortira indemnes… leur entourage non plus.
Difficile de ne pas penser à eux.
Ainsi va la vie.
Se dire combien elle peut être belle malgré tout.
Bonne journée ou bonne soirée à vous.
« Quand les hommes vivront d’amour…. » il est temps d’ajouter « nous serons tous morts mon frère ! »…
Hier, c’était une seconde naissance pour ces mineurs et les médias ont joué le jeu en nous livrant les images et quelques impressions.
Aujourd’hui déjà , l’émotion est passée.
Aujourd’hui déjà , sur ces hommes qui auraient tellement eu besoin de temps à eux, pour eux, pour les leurs… aujourd’hui déjà , sur eux on se précipite et voici que sa majesté « FRIC » entre dans la danse !
Ce monde m’exaspère, me désespère !
Où allons-nous ?
Comment faire pour résister à ce sentiment d’impuissance ?
Désolée de venir ici, où l’on recherche Pauline, déposer ce désarroi … il est des jours comme celui-ci où je me demande en quoi je crois ?
Jusqu’à Dame Nature qui s’y met ! son automne ne mérite cette année qu’un petit « Peut mieux faire » !
Ici, en Bretagne… temps gris, froid et venté. pas encore de pluie, ça va venir.
Bonne journée quand même aux quelques uns qui liront ces mots. Au moins, les poser quelque part, met le cerveau au repos et permet de « repartir » avec un petit sourire avant d’entrer en « hibernation ».
C’est promis, maintenant, je me tais !
Bien amicalement
Bonjour Yves, Bonjour Noëlle, Bonjour à tous,
Hier, mon attention a été attirée par la «Une» d’un canard «qui transforme volontiers une grenouille en bœuf», comme le disait joliment Christophe dans son message de réconfort cet été. «Pierre Perret déclare la guerre aux intégristes». Diable ! Pierrot s’en va-t-en guerre ? Ce genre de presse, en général, me laisse de marbre, mais pour une fois, le gros titre en question faisait écho dans mon esprit à un minuscule entrefilet à peine entrevu récemment et fort peu repris par les magazines, radios et télévisions : un «Perret Nouveau» est annoncé ce mois-ci.
Ma curiosité avait été piquée par les quelques lignes qui avaient discrètement relayé l’information au début de l’automne, et j’attendais que celle-ci soit plus largement commentée compte tenu de la teneur de l’album. Pour l’instant, mis à part la «Une» évoquée plus haut, je n’ai eu aucun autre écho de l’affaire, et n’ai entendu aucune réaction médiatique à la sortie prochaine de deux titres de cet album, à savoir «La femme grillagée» et «Femmes battues». Même une recherche sur mon moteur habituel, en indiquant les termes de «femme grillagée», n’obtient aucun résultat. Quel dommage… J’ai pu entendre quelques mesures de ces deux chansons sur le site Internet de la Fnac (qui a au moins le courage d’annoncer la sortie dudit album pour le 16 novembre…) et nous tenons-là du GRAND Perret, dans la droite ligne de «Lily» ou «Mon p’tit loup».
À en croire les programmes de télévision, l’ami Pierrot fera partie des invités de Michel Drucker dans sa version 2010 de «Champs Élysées» samedi prochain. Quant à savoir si l’une des deux chansons que j’évoque aura sa place dans l’émission, c’est une autre question, dont nous pourrons juger le 13 Novembre.
En attendant, pour tous ceux qui s’interrogeraient sur les raisons qui m’ont conduite à évoquer le «Pierrot Nouveau» sur le blog d’Yves, voici un extrait (bien mince) des paroles de ces deux titres :
«Elle est craintive elle est soumise, pas question de lui faire la bise. On lui appris à se soumettre, à ne pas contrarier son maître. Elle n’a droit qu’à quelques murmures, les yeux baissés sur sa couture… Quand la femme est grillagée toutes les femmes sont outragées…»
«Au commissariat du quartier la femme tuméfiée et l’époux sont debout devant le brigadier qui soupire et dit : «encore vous ! Votre mari présent, chère Madame, prétend que vous l’avez bien cherché»…»
Et voilà , deux chansons courageuses, tout simplement. Il me plait que la voix de Pierre Perret s’ajoute à la vôtre, cher Yves, comme un écho à «Où vis-tu Pauline», et prenne aussi la défense de toutes les femmes victimes de l’obscurantisme.
Bonne fin de week end à tous,
Grosses Bises à Yves et Noëlle.
Hélène.
Bonsoir Noëlle, bonsoir Yves et bonsoir à tous,
Merci à Jocelyne-Jane et à Hélène pour votre partage.
Jocelyne-Jane, dans votre dernier message, vous finissez en nous disant : « C’est promis, maintenant, je me tais ! »
Non, Jocelyne-Jane, surtout, ne vous taisez pas ! Continuez à prendre la parole lorsqu’un évènement, un mot, un geste vous révolte. Ne faites surtout pas comme toutes les « Pauline » qui n’osent pas, qui n’osent plus parler, par peur des représailles !
Et justement, à propos de cela, jeudi 25 novembre 2010 sera la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes.
En suivant ce lien (http://des-etoiles-qui-savent-rire.over-blog.com/article-journee-internationale-de-lutte-contre-les-violences-faites-aux-femmes-61584732.html), vous pourrez télécharger une brochure qui parle de cette journée.
Pour toutes les « Pauline »…
Bonne soirée à tous.
Rachel
Bonjour à tous,
Oups ! Je viens de me rendre compte qu’il y a un petit soucis avec le lien que je vous ai donné (j’ai inclus la parenthèse, du coup : page introuvable).
Voilà le bon lien : http://des-etoiles-qui-savent-rire.over-blog.com/article-journee-internationale-de-lutte-contre-les-violences-faites-aux-femmes-61584732.html
Désolée…
Bonne journée à tous.
Rachel
Bonsoir à tous,
fidèle lectrice mais n’ayant pas votre aisance à écrire, je n’avais jamais pensé intervenir.
Comme beaucoup de femmes (sûrement), et étant fan d’Yves depuis…28 ans maintenant, j’ai été très sensible à cette chanson. Elle a hélas remué en moi des souvenirs malheureux.
« Pauline » je vous ressemble, je vous comprends et je vous aime.
Ce qui me remue encore plus et est anegdotique, je me suis mariée un 25 novembre avec mon boureau ne sachant pas à l’époque qu’il s’agissait de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes.
Merci Yves d’avoir oser parler de ces actes barbares que beaucoup regardent sans jamais réagir..
Béatrice de Belgique
Cher Yves,
Coment vous dire mon émotion en écoutant votre titre « Ou vis tu Pauline ? » c’est la première fois que j’entends une chanson en hommage aux femmes battues, et cela me plaît beaucoup que vous ayez fait ce texte là car même si c’est un sujet grave pas souvent et pas du tout à mes yeux chanté, je trouve que cela à le mérite d’être mis en musique car mettre des mots fort et si justes sur un tel sujet c’est fantastique !
Bravo Yves vous avez su avec toute votre âme et votre coeur dire les choses comme il fallait les dires en chanson merci que d’émotion…au nom de toutes les femmes battues je vous remercie d’avoir fait cette belle mélodie pour elles.
Recevez toute mon amitié sincère ainsi que votre épouse Noëlle et j’espère que vous êtes remis de votre accident de cet été ?
Arielle Poecker de Toulon
Chère Rachel de Paris,
Chère Béatrice,
Chers tous,
C’était décidé, j’allais me taire jusqu’au jour où je pourrais crier ma liberté ! Ce jour là était presque arrivé quand Dame Justice a trouvé que j’avais en moi assez de réserves pour tenir encore quelques semaines… j’apprends à rester « sereine ».
Car voyez-vous… Jocelyne rime un tout petit peu avec « Pauline » … mais « seulement » dans la manipulation ordinaire, insidieuse,indéfinissable au point que l’on se demande si on ne l’a pas inventée… impossible à confier tellement elle est cachée au point que l’on met soi-même des années et des années à se l’avouer avant de la
partager à quelques uns.
Petit cri mal perçu par certains parce qu’il dérange, il n’y a pas de pire aveugle que celui qui ne veut rien voir ni de pire sourd que celui qui ne veut rien entendre… puis petit cri entendu, enfin…
« Sans doute aurait-il suffi que je regarde d’un peu plus près ma vie »… car c’est en soi que se trouve la clé. Apprendre à se parler gentiment, à se faire confiance jusqu’à trouver l’estime de soi… apprendre à ne pas dire OUI quand la tête dit NON …tout un travail, quand depuis votre enfance vous avez été phagocytée… souvent l’histoire se répète.
Il en faut du courage et de la résistance, croyez moi, il en faut de la ténacité pour continuer d’exister et de sourire, de distribuer de l’amour et de la tendresse autour de soi pour protéger ceux
à qui vous avez donné la vie.
D’où mes colères quand j’entends parler de femmes soumises !!!!! la pelote de nos vies est tellement emmêlée qu’il faut presque une vie pour trouver enfin le bon bout qui permettra de dénouer un à un les noeuds qui nous empêchaient d’avancer.
Je vais avoir 60 ans et je suis fière, même si certains me disent « à ton âge, quel gâchis ! »… et bien oui, je suis fière de pouvoir décider de ce que je veux faire désormais de ce qu’il reste de ma vie.
Votre chanson, cher Yves, je me la suis passée en boucle. J’y ai puisé ce que j’avais à y puiser : la force de « Pauline » qui a eu le courage de partir en abandonnant tout. Combien de fois ai-je pensé à cette jeune femme (et à bien d’autres) dont le cas était nettement plus douloureux que le mien !
Alors j’avais décidé de disparaître sans laisser d’adresse moi aussi… et puis, quelques amis ont pris le temps de m’entendre. Mes enfants, adultes, ont approuvé sans porter de jugement, sans se couper de leur père qui porte lui aussi, des blessures d’enfance dont je ne puis moi, le guérir.
Enfin j’ai abandonné mon côté « infirmière » qui a fait que la situation a trop duré.
A partir de là je me suis mise en marche, me suis prise en main, car cela PERSONNE ne le fait à votre place… et ai entamé des démarches. Je vais quitter ma maison, changé de région mais en toute légalité. Avant cela il va me falloir sans doute essuyer encore quelques tempêtes d’un homme blessé dans son orgueil, j’y suis prête.
Me restera à apprivoiser la liberté… mais là , je me fais totalement confiance, j’ai des projets.
Merci pour ce blog qui permet d’alléger le sac trop lourd…
Aujourd’hui est un jour chargé d’espoir.
J’avais envie de le dire bien haut… pour avoir le courage de tenir ces dernières semaines.
Tout récemment et après avoir entamé mes démarches, j’ai lu de Marie Andersen « La manipulation ordinaire ». Ce livre m’aura bien aidée à comprendre ce mécanisme de la manipulation qui prend racine dans l’enfance de chacun.
Quand je serai libre de ma vie, j’en aurai des mercis à distribuer. Pour le moment, je reste vigilante mais apaisée.
Bonne journée à vous.
Bien amicalement
Jocelyne-Jane
Bonjour Jocelyne,
Votre témoignage est bouleversant. C’est courageux de l’écrire ; mais à vous lire vous êtes un exemple de courage.
Vous êtes en pleine résilience.Vous écrivez:
« Je vais avoir 60 ans et je suis fière, même si certains me disent « à ton âge, quel gâchis ! »… et bien oui, je suis fière de pouvoir décider de ce que je veux faire désormais de ce qu’il reste de ma vie. »
Vous pouvez être fière, et surtout n’écoutez personne que votre petite voix intérieure, la seule qui vous veut du bien, même si quelquefois elle a bien du mal à choisir entre le coeur et la raison ( dire oui quand on pense non)
Et, en cette période de voeux, je vous souhaite de tout coeur beaucoup de bonheur pour le reste de votre vie le plus longtemps possible.
Je vous embrasse
Chère Jocelyne-Jane,
Courage à toi, tu es superbe d’avoir autant de courage, vas y fonce, tu mérites le bonheur.
je t’embrasse
Sonia
Et bien voilà , nous y sommes !
Il en faut du temps pour que la Justice vous autorise à fuir ce qui devenait si difficile à vivre… durs et angoissants auront été ces longues semaines d’attente.
Mais en y réfléchissant bien, ce temps a permis de
franchir les étapes, une à une… un pas et puis un pas, et à chaque fois, un peu plus « grandir ».
On peut « perdre » sa maison, ses meubles, ses repères matériels… comme on peut perdre certaines illusions… on peut aussi y laisser celui qui fut votre compagnon de presque 40 années.
On peut perdre beaucoup de choses, mais gagner l’estime de soi ! Espérer aussi qu’un jour, celui que vous avez aimé pourra accepter de ne plus penser à « l’affront » qui lui est fait… pourquoi pas le partage du mot « pardon » ? Un jour, peut-être …. ?
Il y avait des amis sur ma route, qui m’ont bien aidée, soutenue comme ils pouvaient. Leurs mots auront été mes béquilles.
Il y a eu aussi ceux qui, surpris, apprenaient ma décision. Voici ce que m’écrit l’un d’eux :
WOW ! Que de changement dans votre vie !
Je ne sais que vous dire, mis à part…BRAVO d’avoir
voulu et fait ce changement, BRAVO de vous écouter,
BRAVO de vous donner la chance d’être vous-même et d’être heureuse….
…c’est d’ailleurs ce que je vous souhaite du plus profond du cœur !
Et oui, il y a moi qui aura mis tant de temps à comprendre qu’il ne faut pas faire taire ses doutes, au contraire se faire confiance.
A 60 ans, on a encore le droit de respirer librement, d’exister !
Je ne sais qui vraiment lira ceci, au moins la personne qui les mettra en ligne. Sourires.
J’aimerais tant pouvoir dire à ceux et à celles qui sont victimes de « la manipulation ordinaire » ces mots empruntés au livre de Marie Andersen et qui moi, m’auront aidée à avancer :
FAIRE LE DEUIL du besoin d’être reconnu de cette personne, du besoin d’exister. Faire le deuil d’être aimé par elle, comme on est.
RENONCER à notre besoin à notre envie de l’aider, renoncer à nos vaines tentatives à le sauver de lui-même. Il faut abandonner notre besoin de faire le bonheur de l’autre malgré lui.
LACHER notre idéalisme mortifère, lâcher notre « jusqu’au boutisme »…
IL FAUDRA AUSSI LACHER notre préoccupation quant à l’impact que notre décision aura sur la vie de celui qu’on quitte.
IL est responsable de sa vie comme on est responsable de la nôtre.
Ne pas confondre « faire mal » et « faire du mal ».
Lâcher la peur de ce que vont penser les autres.
Avancer…
J’en suis là , désormais !!
Merci à « Pauline », à cette chanson qui a été l’un de mes « déclics ». Merci à Yves et Noëlle Duteil de nous autoriser à déposer quelque part nos peines et nos joies.
Jeudi après-midi, je m’en vais vers une « retraite » intérieure où Internet, téléphone, télévision seront absents mais où livres, cd, toiles et pinceaux… grands arbres et rivières seront autant de moyens de se ressourcer.
Après, et bien après je me trouverai un toit bien à moi.
A ceux qui ont employé le mot « courage », j’ai répondu « instinct de survie ». J’ajouterai « merci à la vie », je m’affranchis de l’ancienne sans la rejeter, mais je suis bien décidée à aller de l’avant… jusqu’au bout !
Bien amicalement
Jocelyne-Jane
Nous lisons, Jocelyne-Jane et sommes admiratifs.
Nous vous accompagnons dans votre retraite, en douceur.
Amitiés,
eMmA
Nouvelle vie !
Pour avoir relu ce que précédemment j’écrivais, je mesure le chemin parcouru… long et difficile, tantôt forte, tantôt fragile… oscillant entre espoir et heures noires mais jamais longtemps gagnée par le désespoir ; certaine d’avoir pris ma vie en main, confiante dans le lendemain, qu’importe d’avoir 60 ans, qu’importe le temps qu’il reste.
J’AVANCE !!
Grandie et riche de tous ces moments où l’on touche du doigt ce que « solitude » veut dire et jusqu’où elle peut vous entraîner… riche du vrai sens à donner au mot AMITIE, amitié donnée, amitié reçue, amitié partagée… sentiment qu’un simple geste, une main tendue, un sourire peuvent vous ensoleiller une journée et vous faire croire encore que vous avez le droit d’exister.
Il y aurait tant et tant à dire.
La vie continue, avec l’estime de soi en plus !
Posée désormais dans mon chez moi, petit mais, aux dires de mes enfants, de mes amis, chaleureux et serein…
La semaine dernière, deux petits garçons sont venus ajouter une note de gaieté. Deux lutins couchés dans le même berceau. Pour les parents, un sacré boulot mais pour les papy/mamies, un joli cadeau.
Merci eMmA de votre soutien.
Merci à « Pauline » à qui je pense si souvent et qui me fait écrire que les femmes ont PARFOIS le choix certes mais que le parcours, le combat pour s’en sortir est si long et si difficile, tellement douloureux… surtout avec des enfants… qu’elles ne peuvent que rester… et deviennent ce que certains se complaisent à baptiser « des femmes soumises » ou alors elles fuient pour leur survie et celle des leurs… et que OUI, elles continuent de protéger les autres en s’éloignant, en abandonnant tout derrière elles…
Elles ont tout mon respect, toute ma tendresse et mon affection.
Bien belle journée à vous tous.
Bien amicalement.
13 décembre !
Fête de la lumière et des Lucie, « autrefois » ma fête… plus personne ne s’en souvient, pas grave puisque moi je le sais !
13 décembre 2011, fin d’une histoire, mon histoire… Ce jour même, je signe « le traité de solitude » comme dit Lynda Lemay dans l’une de ses chansons. Un divorce au bout de 40 années, l’estime de soi enfin trouvée, une liberté chèrement gagnée. Je n’en tire aucune gloire, ne crie pas victoire… juste l’impression d’avoir mis fin à une vie qui n’en était pas une. Compris que chacun à le droit de dire NON, ce que j’ai fait. Enfin je m’accorde le droit d’exister par moi-même et de respirer LIBREMENT !
Merci à « Pauline » qui, au risque de me répéter, a été un déclic !
A toutes les femmes qui font taire leurs doutes pour diverses « bonnes » raisons, je voudrais continuer à dire mon affection. Je sais le combat pas facile, je sais combien le parcours est escarpé, je connais l’envie d’en finir, celle de capituler ET POURTANT je sais que jamais il ne faut baisser les bras et SURTOUT qu’il faut croire en soi. Là , se trouve la clé !!!!
Nous ne sommes pas des femmes soumises, juste des femmes blessées qui un jour pouvons redresser la tête et regarder les autres bien en face.
A toutes celles-là , je souhaite force, détermination et courage.
Aux quelques uns, quelques unes qui m’auront soutenue, je dis « grand merci », si vous saviez l’importance d’un mail, d’un sms, d’un message sur un blog… qu’importe, si vous saviez l’importance d’un petit signe de vie tout simplement.
« Là où un chemin s’arrête, un autre commence. »
Bonne journée à vous.
Bien amicalement,
Jocelyne-Jane